Annonce du diagnostic - Aux différentes étapes de la maladie

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 30/11/1999

L'annonce de la maladie est le plus souvent soudaine et inattendue. Elle vient fortement perturber l'équilibre familial. La période du diagnostic est une période de doute. L'attente des examens et de leurs résultats est la plupart du temps très mal vécue (solitude d'une angoisse difficile à partager).

L'annonce de la maladie est le plus souvent soudaine et inattendue. Elle vient fortement perturber l'équilibre familial. La période du diagnostic est une période de doute. L'attente des examens et de leurs résultats est la plupart du temps très mal vécue (solitude d'une angoisse difficile à partager).

Que ce soit pour un parent, un conjoint ou un ami, entendre parler de cancer fait peur. Le cancer évoque le plus souvent l'idée de la mort. À cette étape, c'est rarement justifié aujourd'hui.

Cependant, l'annonce reste un moment très difficile à vivre pour le patient, mais aussi pour les proches. Il est fréquent que les patients appréhendent leurs réactions.

« Je n'ai rien compris au début. J'avais peur qu'elle meure. J'étais vraiment effrayée et j'avais peur de l'attraper »
Laure (dont la sœur est atteinte d'un cancer)

« J'étais effrayée par le cancer de mon mari. Il a toujours pris soin de moi et on faisait tout ensemble. J'avais peur de ne pas être assez forte pour l'aider et j'avais aussi très peur qu'il ne s'en sorte pas. J'étais inquiète de lui parler de mes peurs car je ne voulais pas le vexer »
Véronique

Les proches peuvent se sentir démunis, impuissants face aux émotions de la personne malade. « Que dois-je faire ? » est une question fréquente chez les proches de patients.

Des proches ayant vécu la même situation conseillent de tenter de comprendre et de s'approprier la maladie. Cette immersion permet de mieux écouter et mieux accompagner la personne malade.

Certains patients peuvent chercher à protéger leurs proches de la souffrance qu'ils ressentent, ou tiennent à conserver leur rôle dans leur famille. Ils font alors le choix de ne pas leur parler de la maladie tout de suite. Quand le patient se sent prêt et qu'il décide d'en parler, plutôt que de lui reprocher d'avoir attendu, les proches peuvent tenter de faire preuve de compréhension face à ce silence.

D'autres préfèrent se confier dès le départ, mais le plus souvent, ils ne savent pas comment en parler. Leur médecin peut les conseiller à ce sujet. Certains patients préfèrent que ce soit le médecin qui annonce la maladie à leurs proches.

Quel que soit le choix effectué, dans tous les cas, les proches sont fortement touchés par l'annonce d'un cancer, chacun différemment selon le lien qu'il a avec la personne malade.

Il peut leur être recommandé dans ces premiers moments de ne pas réagir à cette révélation par des réactions trop immédiates, comme par exemple en cherchant des explications prématurées « cela ne m'étonne pas… tu travaillais trop ! », ou en donnant d'emblée des conseils du type « fais comme ma cousine, elle a décidé de ne pas en parler à sa mère… ».

« Quand mes amis ont appris que j'avais un cancer de la prostate, chacun y a été de son conseil. C'est vraiment déconcertant ! »
Pierre

À retrouver sur http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Aider-un-proche-malade/Les-relations/Aux-differentes-etapes-de-la-maladie/Annonce-du-diagnostic
Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 30/11/1999
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancer
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