Cancers : les chiffres clés - Qu'est-ce qu'un cancer ?

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 29/11/2011

On estime à plus de 380 000 le nombre de nouveaux cas de cancers (incidence) et à près de 150 000 le nombre de décès (mortalité) en 2015 en France. Les cancers les plus fréquents sont ceux de la prostate, du sein, du côlon-rectum et du poumon. Les taux d’incidence et de mortalité chez l'homme, et d'incidence chez la femme, ont tendance à baisser depuis quelques années.

Le nombre total (ou « brut ») de nouveaux cas de cancers et de décès par cancer en France tend à augmenter mathématiquement, parce que la population française évolue continuellement et compte de plus en plus de personnes âgées. Observer uniquement ces données ne permet pas de faire des comparaisons sur une période de temps donnée. Pour s’affranchir de ces évolutions démographiques et pouvoir comparer objectivement, d’une année sur l’autre, le risque de développer un cancer ou d’en mourir, on utilise donc des taux dits « standardisés ». Ce mode de calcul a permis d’observer une tendance à la baisse des taux standardisés d’incidence et de mortalité par cancer chez l’homme et du taux de mortalité chez la femme ; chez cette dernière, le taux d’incidence standardisé continue à augmenter légèrement. 

En 2015, le nombre de nouveaux cas de cancer (incidence) en France métropolitaine a été estimé à 385 000 : 211 000 chez les hommes et 174 000 chez les femmes.

On assiste à une baisse du taux d’incidence des cancers chez les hommes (- 1,3 % par an entre 2005 et 2012), liée en partie à une diminution du nombre de cancers de la prostate, et à un ralentissement de la progression de ce taux chez les femmes (+ 0,2 % par an), lié à la baisse du nombre de cancers du sein.

Entre 2005 et 2012, le taux d'incidence des cancers a baissé de 1,3 % par an chez les hommes et sa progression ralentit chez les femmes avec + 0,2 % par an.

Chez les hommes, les trois cancers les plus fréquents sont ceux de la prostate, du poumon et du côlon-rectum. Chez les femmes, ce sont les cancers du sein, du côlon-rectum et du poumon. Ce dernier cancer connaît une progression constante chez les femmes : le nombre de nouveaux cas a été multiplié par 7 ces 30 dernières années. Le facteur de risque majeur de ce cancer est le tabagisme.

Le nombre de décès par cancer (mortalité) est estimé à 149 500 en 2015 : 84 100 chez les hommes (en légère baisse par rapport à 2012) et 65 400 chez les femmes (en hausse par rapport à 2012).

La mortalité par cancer a diminué de 1,5 % par an chez les hommes et de 1 % par an chez les femmes entre 1980 et 2012 (taux standardisés). Cette baisse est liée à des diagnostics plus précoces, à des traitements plus efficaces et à la diminution globale du risque de mourir d'un cancer.

Entre 1980 et 2012, le taux de mortalité par cancer a baissé de 1,5 % par an chez les hommes et de 1 % par an chez les femmes

Chez les hommes, le cancer du poumon est toujours au premier rang des décès, devant le cancer colorectal et celui de la prostate. Chez les femmes, le cancer du poumon devient la deuxième cause de décès par cancer, juste après le cancer du sein  et avant le cancer colorectal.

Au cours de ces 30 dernières années, on distingue ainsi :

  • des cancers dont l’incidence et la mortalité ont diminué : cancers de l’estomac, de l’œsophage, des voies aérodigestives supérieures et du col de l’utérus ;
  • des cancers dont l’incidence a augmenté et la mortalité a baissé : cancers du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme ;
  • des cancers dont l’incidence et la mortalité ont augmenté : mélanome cutané, cancer du système nerveux central et cancer du poumon chez la femme.

La survie à 5 ans de personnes atteintes de cancers et diagnostiquées entre 2005 et 2010 varie selon la localisation cancéreuse : chez les hommes, ce taux va de 4 % pour le mésothéliome pleural à 96 % pour le cancer du testicule ; chez les femmes, il va de 7 % pour le cancer du pancréas à 98 % pour celui de la thyroïde. D’autres paramètres, comme l’âge et l’état de santé général au moment du diagnostic, entrent également en ligne de compte. Par ailleurs, plus un cancer est détecté tôt et meilleures sont les chances de survie.

Le nombre de personnes de 15 ans et plus en vie en 2008 et ayant eu un cancer au cours de leur existence est de l’ordre de 3 millions : 1 570 000 hommes et 1 412 000 femmes. Une enquête menée sur un échantillon de ces anciens patients, VICAN 2, souligne que 3 personnes sur 5 déclarent avoir conservé des séquelles deux ans après leur diagnostic. Par ailleurs, 9 % rapportent qu'il leur est déjà arrivé d’être l’objet d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie.

Par ailleurs, la situation professionnelle des personnes ayant eu un cancer s’est considérablement dégradée deux ans après le diagnostic : le taux d’emploi est passé de 82 % à 61,3 % et le taux de chômage, de 7 % à 11 %.



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Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 29/11/2011
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
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