Coronavirus COVID-19 et enfants. Propagation du virus et utilisation du masque

Information proposée par Adios Corona Publiée le 10/11/2020

Depuis le 2 novembre 2020, les élèves des écoles élémentaires doivent porter un masque à l'école. Le collectif de scientifiques du site Adios Corona vous aide à y voir plus clair sur la propagation du virus et sur le port du masque chez les enfants. 

Les enfants peuvent-ils être infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 ?

Oui, les enfants peuvent être porteurs du coronavirus SARS-CoV-2. De nombreux enfants ont été infectés en Chine et dans les pays européens. En général, leurs symptômes sont moindres que chez les adultes bien qu’ils montrent autant de charge virale dans leur nez, et sont donc a priori aussi contagieux que les adultes.

Dans différents pays, les tests montrent que le pourcentage d’enfants parmi les personnes atteintes de COVID-19 est souvent inférieur au pourcentage d’enfants présents dans la population totale. Ces résultats ne signifient pas nécessairement que les enfants ont un taux d’infection inférieur à celui des adultes, car la proportion de tests positifs dépend de la sélection des personnes qui sont testées. Comme les adultes malades du virus SARS-CoV-2 présentent plus de symptômes importants que les enfants, et comme les tests sont réalisés préférentiellement sur les personnes symptomatiques, davantage d’adultes sont testés, et cela peut contribuer à trouver un plus grand nombre de tests positifs chez les adultes. Voir la question Pourquoi les données épidémiologiques COVID sur les enfants sont-elles difficiles à interpréter ?

En Suède, où la plupart des écoles sont restées largement ouvertes, on a trouvé la même proportion de personnes testées positives au SARS-CoV-2 à la mi-juin chez les jeunes de 0 à 19 ans et chez les adultes de 20 à 64 ans (6,8% contre 6,4%). En Israël, le pourcentage de personnes testées positives au SARS-CoV-2 entre janvier et septembre 2020 s’avère même légèrement plus élevé chez les enfants que chez les adultes.

Au cours de la phase émergente de l’épidémie COVID-19, l’infection a commencé par une transmission presque exclusivement entre adultes. Le virus s’est propagé ensuite à la famille pour provoquer des transmission intrafamiliales, en particulier aux personnes âgées et aux enfants, qui sont vulnérables à l’infection. Ensuite, l’épidémie peut s’étendre via la transmission scolaire. Voir la question Rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 : que sait-on ?

Selon les analyses épidémiologiques publiées de cas de COVID-19 et de leurs contacts étroits, il est estimé que les enfants ont un risque d’infection soit inférieur, soit similaire à celui de la population générale quand ils sont en contact avec une personne atteinte de COVID-19.

Comme les enfants peuvent attraper le coronavirus SARS-CoV-2, ils doivent suivre les mêmes règles d’hygiène et de distanciation sociale que les adultes.

Quels sont les symptômes de la COVID-19 chez les enfants ?

Les enfants n’ont en général pas de symptôme, ou développent des formes plus légères de la maladie que les adultes. Cependant, il existe aussi de rares cas graves. Les enfants peuvent être porteurs du coronavirus SARS-CoV-2 : ils doivent donc aussi appliquer les gestes barrières et passer un test de dépistage.

Le temps qui s’écoule entre le contact avec une personne atteinte de COVID-19 et l’apparition des premiers symptômes, peut aller de 2 à 10 jours chez les enfants. Les symptômes prédominants observés chez les enfants sont une fièvre légère, des symptômes respiratoires et des diarrhées. La plupart des enfants infectés ne présentent pas de symptômes. Les enfants développent moins de cas de pneumonie grave que les adultes. Environ 5% des enfants développent des formes sévères, et dans de très rares cas un syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant, qui demande une hospitalisation immédiate pour un traitement thérapeutique efficace. Des engelures sur les doigts de pied ont également été observées chez des enfants et jeunes adultes.

A la date du 1er mai 2020, d’après les statistiques mondiales, la probabilité de mourir suite à une infection par le SARS-CoV-2 est autour de zéro pour un enfant de 0-9 ans, de 0.2% pour une personne de 10-19 ans, alors qu’elle est de 0.4% pour les 40-49 ans et de 14,8% pour les 80 ans et plus.

Comme les enfants peuvent attraper le COVID-19, ils doivent suivre les mêmes règles d’hygiène et de distanciation sociale que les adultes, notamment limiter les contacts étroits avec les personnes vulnérables telles que les grand-parents.

Mon enfant peut-il transmettre la COVID-19 ?

Oui, les enfants peuvent transmettre le coronavirus SARS-CoV-2. De nombreux cas de transmission enfant-adulte et enfant-enfant ont été documentés.

**De nombreux cas de transmission enfant-adulte et enfant-enfant ont été observés. **

La quantité de coronavirus SARS-CoV-2 détectée dans les selles et les sécrétions naso-pharyngées des enfants atteints de COVID-19 est comparable à celle mesurée chez les adultes.

De nombreux cas de transmission d’un enfant vers un parent ont été publiés : un nouveau-né de 3 mois en Chine, un enfant de 8 mois aux Etats-Unis, quatre enfants de 12-15 ans en Norvège, des lycéens en France, etc. De nombreux cas de transmission d’enfant à enfant, de tout âge, ont également été répertoriées.

Les enfants peuvent parfois agir comme des « super-propagateurs » : 17 enfants suivis par le ministère de la Santé israélien ont infecté plus de 10 personnes chacun.

Certaines études suggèrent qu’en conditions normales, quand les écoles sont ouvertes, les enfants ont tendance à contaminer davantage les enfants de leur âge. On ne sait pas encore si les enfants sont aussi ou moins contaminants que les adultes. Voir la question Rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 : que sait-on ?

Comme les enfants peuvent transmettre le coronavirus, il est important qu’ils évitent tout contact avec des personnes âgées et vulnérables.

Rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 : que sait-on ?

Les enfants peuvent attraper le coronavirus SARS-CoV-2 et le transmettre à d’autres enfants et aux adultes. Les enfants semblent transmettre surtout à d’autres enfants. Certaines études montrent que les enfants sont aussi contaminants que les adultes alors que d’autres indiquent qu’ils sont moins 2-3 fois moins contaminants.

Les enfants ont généralement des formes moins sévères de la COVID-19 que les adultes (voir la question Quels sont les symptômes de la COVID-19 chez les enfants ?), mais cela n’implique pas nécessairement que les enfants transmettent moins le coronavirus.

Il est difficile à partir des données disponibles d’évaluer précisément le rôle des enfants dans la dynamique de l’épidémie COVID-19. La plupart des études ont été réalisées quand les écoles étaient fermées (confinement, vacances). Elles ne sont donc pas représentatives des situations où le virus circule activement dans la population générale et où les écoles sont ouvertes. De plus, les enfants sont souvent peu ou pas symptomatiques de la COVID-19, ce qui entraîne une sous-estimation du nombre d’enfants contaminés (car ils sont moins détectés et moins testés). Voir la question Pourquoi les données épidémiologiques COVID sur les enfants sont-elles difficiles à interpréter ?

Ce que nous savons

  • Le recensement des cas de contamination montre que les enfants de tout âge peuvent contracter le coronavirus SARS-CoV-2 et le transmettre à d’autres enfants de tous les âges et aux adultes. Voir la question Mon enfant peut-il transmettre la COVID-19 ?
  • Les enfants, qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques, ont des charges virales similaires aux adultes. Les enfants symptomatiques de moins de 5 ans peuvent même présenter des quantités de virus 10 à 100 fois plus élevées que les adultes.
  • Les premières introductions du coronavirus SARS-CoV-2 dans différentes régions du monde hors de Wuhan ont impliqué principalement des adultes : voyages d’affaires, tourisme, travailleurs proches des aéroports ou en interaction avec les touristes (chauffeurs de taxi). Lors des confinements de mars-avril 2020, seuls les adultes étaient autorisés à se déplacer, expliquant le plus faible taux de contamination des enfants par rapport aux adultes. A la même période, en Suède, où la plupart des écoles sont restées ouvertes, le taux de positivité aux tests a progressé d’abord chez les adultes, puis chez les enfants. Les enfants étant peu symptomatiques, il est également possible que certaines contaminations pédiatriques précoces n’aient pas été détectées.

Ce qui n’est pas encore tout à fait établi

  • Les enfants semblent contaminer davantage les enfants de leur âge. Une étude des interactions sociales menée à Shenzhen et Shanghai en Chine montre, comme on peut s’y attendre, que les individus ont généralement plus de contacts au sein de leur classe d’âge qu’avec les autres. Pendant le confinement, le pattern change : les interactions sociales sont fortement réduites et la corrélation entre tranches d’âge disparaît (les enfants ne vont pas à l’école et les parents travaillent plus souvent à la maison). La plus vaste étude épidémiologique de “tracing” réalisée à ce jour, menée en Inde sur plus de 500 000 personnes alors que les écoles étaient fermées puis ouvertes,, il a été observé que les enfants infectent surtout les individus de leur âge. Les 0-4 ans contaminent principalement les 0-4 ans et les 5-17 ans les 5-17 ans. De plus, le taux de contamination de la même classe d’âge est nettement plus élevé chez les plus petits : les 0-4 ans ont contaminé en moyenne 26% des cas contacts de 0-4 ans, les 5-17 ans ont contaminé 11% des 5-17 ans et les 18-29 ans 7% des 18-29 ans. Ce résultat paraît logique : les jeunes enfants pleurent, mouchent, n’ont pas encore une hygiène développée. Plus on est grand, plus on se parle de loin, moins on se touche et plus l’hygiène s’améliore.
  • A conditions de vie semblables, les enfants et les adultes pourraient présenter un risque similaire d’être infectés par le virus de la COVID-19. En Suède, où la plupart des écoles sont restées largement ouvertes, aucune différence significative n’a été observée dans la proportion de personnes testées positives au SARS-CoV-2 à la mi-juin entre les jeunes de 0 à 19 ans et les adultes de 20 à 64 ans (6,8% contre 6,4%). En Israël, le pourcentage de personnes testées positives au SARS-CoV-2 entre janvier et septembre 2020 s’avère même légèrement plus élevé chez les enfants que chez les adultes. Les enfants semblent également agir parfois comme des « super-propagateurs » : 17 enfants suivis par le ministère de la Santé israélien ont infecté plus de 10 personnes chacun. Ces observations sont en contradiction avec d’autres études menées en Chine, en Espagne et en France, qui suggèrent que les enfants sont 2-3 fois moins contaminés. Cependant, ces dernières pourraient souffrir de biais sous-estimant le taux d’infection des enfants. Voir la question Pourquoi les données épidémiologiques COVID sur les enfants sont-elles difficiles à interpréter ?

  • Les enfants semblent aussi contaminants que les adultes. L’étude épidémiologique déjà citée de 500 000 personnes en Inde indique que les enfants contaminent autant que les adultes. Une autre étude réalisée en Corée du Sud montre qu’au sein des ménages, les jeunes de 10 à 19 ans ont une probabilité de contaminer une autre personne semblable à celle des adultes. Cette étude coréenne ne comporte pas assez de données pour les 0-9 ans. Ces observations sont en contradiction avec d’autres études qui ont analysé moins de cas et qui suggèrent que les enfants sont 2-3 fois moins contaminants. Cependant, ces dernières pourraient souffrir de biais sous-estimant le taux de contamination par les enfants. Voir la question Pourquoi les données épidémiologiques COVID sur les enfants sont-elles difficiles à interpréter ?

Comme pour le reste de la population, de nombreux facteurs influencent probablement l’effet des enfants sur la dynamique de la pandémie : relations sociales intra- et inter-générationnelles, taux de scolarisation, densité d’élèves par classe, taux de port du masque, activités scolaires effectuées sans masque, nombre d’enfants par foyer. Il est donc important que des analyses précises soient réalisées, pays par pays, prenant en compte les réalités locales. Par ailleurs, nous manquons encore de données permettant d’identifier des différences éventuelles de contagiosité et d’infection entre les 0-2 ans, les 3-6 ans et les plus grands. Des études portant sur cette question permettraient de guider de manière plus fine les mesures sanitaires concernant les jeunes enfants et leur entourage (famille, crèches, écoles maternelles).

En conclusion, les données actuelles suggèrent qu’en période de circulation prononcée du virus et d’ouverture des écoles, les enfants sont aussi contaminants que les adultes pour les personnes de leur entourage et qu’ils contaminent plutôt leur classe d’âge. Même si le rôle des enfants dans la propagation du coronavirus s’avérait plus faible que celui des adultes, la transmission par les enfants existe et doit donc être limitée autant que possible grâce aux gestes barrières afin de réduire la progression de l’épidémie.

Pourquoi les données épidémiologiques COVID sur les enfants sont-elles difficiles à interpréter ?

Les données disponibles sur le rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 sont difficiles à interpréter car les enfants sont souvent asymptomatiques et participent probablement peu aux premières phases de l’épidémie.

Des études récentes suggèrent que les enfants sont aussi contaminants que les adultes alors que d’autres plus anciennes indiquent qu’ils sont moins 2-3 fois moins contaminants. Voir la question Rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 : que sait-on ? Pourquoi de telles différences ? Parce que l’interprétation des données épidémiologiques sur les enfants est difficile du fait de deux phénomènes.

Premièrement, l’importance des enfants dans la propagation du virus change en fonction du temps et du contexte. La plupart des études épidémiologiques sur les enfants ne sont pas représentatives des situations où le virus circule activement dans la population générale et où les écoles sont ouvertes. En effet, elles ont été réalisées alors que les écoles étaient fermées (confinement, vacances). De plus, elles correspondent à la première phase de l’épidémie COVID-19, alors que le virus était essentiellement transporté par les adultes, qui voyagent plus que les enfants et en moyenne interagissent davantage avec d’autres adultes qu’avec des enfants. Voir la question Rôle des enfants dans l’épidémie COVID-19 : que savons-nous ?

Deuxièmement, plusieurs facteurs conduisent à une sous-estimation du nombre d’enfants contaminés.

  • Une des raisons principales amenant à se faire tester est de présenter des symptômes de la COVID-19. Or, les enfants sont souvent asymptomatiques (voir la question Quels sont les symptômes de la COVID-19 chez les enfants ?). Les enfants infectées sont donc moins souvent testés, ce qui entraîne un plus faible taux de positivité chez les enfants que chez les adultes.
  • Dans certains pays, les tests sont réservés aux adultes ou peu réalisés sur les jeunes enfants (<10 ans), en partie à cause du caractère déplaisant du prélèvement naso-pharyngé, ce qui contribue également à une faible détection des enfants potentiellement positifs.
  • Lorsqu’un adulte est testé positif, un enfant qui le côtoie sera alors être testé en tant que cas contact. Cependant, il est possible que dans certains cas, ce soit l’enfant qui ait attrapé le coronavirus en premier, qu’il soit resté asymptomatique et l’ait transmis à l’adulte. Si le test PCR est effectué tardivement sur l’enfant, qui entre temps s’est débarrassé du virus, il apparaîtra négatif.

Troisièmement, le taux de contamination des enfants au sein des foyers familiaux ne reflète pas le taux de contamination des enfants quand ils vont à l’école. Cinq études réalisées en Chine et en Israël, pendant les périodes de confinement et de vacances, ont comparé le risque d’être infectés par le nouveau coronavirus pour les enfants et pour les adultes d’un même foyer. Ces études ont conclu que parmi les contacts de la personne contagieuse, les enfants sont deux à trois fois moins souvent infectés (testés positifs au SARS-CoV-2) que les adultes. Cependant, il faut prendre en considération le fait qu’au sein d’un foyer, les adultes formant un couple présentent plus de risques de se contaminer mutuellement que les autres membres du foyer, y compris les enfants, pour des raisons évidentes. Une seule de ces études a tenu compte de ce facteur et a exclu les conjoints. Dans ce cas également, le risque d’infection des enfants était inférieur à celui des adultes. Par conséquent, hors milieu scolaire, les enfants pourraient être moins susceptibles que les adultes d’attraper la COVID. Quand les enfants vont à l’école, leurs interactions sociales sont plus nombreuses, ce qui est susceptible d’augmenter leur risque de contamination.

Quatrièmement, les taux de contamination par les enfants peuvent être sous-estimés. Comme expliqué ci-dessus, des cas de transmission du coronavirus au sein des ménages peuvent être incorrectement attribués à un adulte alors qu’il sont le fait d’un enfant. Cela conduit alors à une sous-estimation du taux de contamination par les enfants.

En conclusion, certaines études montrent que les enfants transmettent autant que les adultes alors que d’autres indiquent qu’ils transmettent 2-3 fois moins. Cependant, comme nous l’avons analysé ci-dessus, le nombre d’enfants contaminés et contaminants pourrait être sous-estimé pour de multiples raisons. Il n’y a pas encore de consensus à ce sujet. Par contre, il n’y a aucun doute sur le fait que les enfants peuvent attraper le coronavirus SARS-CoV-2 et le transmettre à d’autres, qu’ils soient enfants ou adultes.

Pourquoi mettre un masque ?

Mettre un masque, c’est se protéger soi-même, et aussi protéger les autres. C’est un geste barrière essentiel pour limiter les contaminations.

Les masques bloquent les gouttelettes émises par la bouche et le nez, qui peuvent contenir des particules virales infectieuses. Les mécanismes de blocage changent avec les dimensions des particules et sont non seulement mécaniques mais aussi électrostatiques. Les masques arrêtent les particules les plus grandes et ils attirent et trappent les particules chargées (comme un ballon de baudruche attire des morceaux de papier). La composition du masque et son adhérence au visage sont des facteurs très importants qui influencent son efficacité.

Le masque fonctionne dans les deux sens. Il permet de réduire la diffusion de particules de coronavirus SARS-CoV-2 dans l’atmosphère par les individus infectés. Même s’ils n’ont pas de symptômes, les individus infectés par le SARS-CoV-2 produisent des quantités importantes de virus dans la salive. Des particules virales sont présentes dans les gouttelettes émises dans l’air par le nez et la bouche lors de la parole, du chant, des cris, des éternuements, de la toux ou simplement de la respiration. Le masque, même artisanal, permet de limiter la diffusion des gouttelettes porteuses du virus qui pourraient infecter les autres.

Le masque protège aussi celui qui le porte : il permet de filtrer l’air que l’on respire et de réduire la concentration de virus qui pourrait nous infecter. De plus, en cas d’infection, le port du masque semble diminuer la sévérité des symptômes de la COVID-19. Voir la question La sévérité de la maladie COVID-19 dépend-elle de la dose de virus reçue ?

Donc le port d’un masque, en combinaison avec (et pas en substitution) des mesures de distanciation sociale, permet de contenir la transmission du virus.

Une étude estime que si au moins 80% de la population porte un masque, alors le nombre de personnes infectées augmente moins rapidement qu’avec la seule distanciation sociale et peut prévenir plus de décès qu’un confinement illimité qui n’est pas associé au port du masque. Le confinement “du nez et de la bouche” semble être plus efficace que le confinement des personnes, et ainsi permettre de diminuer la propagation du virus en augmentant notre bien-être !

Attention, le masque n’offre aucune garantie contre le risque de transmission indirecte par les mains, par exemple en ayant touché un objet contaminé puis en mettant sa main près de la bouche, ou en se frottant les yeux après avoir serré la main d’une personne porteuse du SARS-CoV-2 qui se serait mouchée.

La façon de parler (à voix basse ou à voix haute), ainsi que le fait de tousser, a un impact important sur l’émission de particules. Il est recommandé d’éviter pendant des discussions entre personnes à 1-3 mètres de parler à voix forte ou de tousser, même avec un masque.

A partir de quel âge les enfants doivent-ils porter un masque à l’école ?

En cette période d’épidémie COVID-19, le port du masque est devenu obligatoire à l’école pour de nombreux élèves, à partir d’un âge qui varie entre 3 et 12 ans selon les pays.


L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF recommandent le port du masque aux enfants âgés de 12 ans et plus dans les mêmes conditions que les adultes, en particulier lorsqu’ils ne peuvent garantir une distance d’au moins un mètre des autres et si la transmission est généralisée dans la zone concernée. De plus, lorsqu’une transmission intense existe dans la zone où réside l’enfant, ou que les enfants sont susceptibles d’interagir avec des personnes à haut risque, l’OMS et l’UNICEF recommandent le port du masque dès 6 ans. L’American Academy of Pediatrics et le CDC américain vont même jusqu’à recommander le port du masque dès 2 ans.

On prévoit des retrouvailles en famille pour les vacances : comment faire ?

Passer des vacances en réunissant plusieurs générations et plusieurs foyers, c’est possible, mais cela demande des précautions. On peut réduire les risques de contamination en évitant de s’approcher, de se toucher et de se contaminer lors des repas, des jeux, de l’usage des toilettes et de la salle de bains.

L’été est propice aux retrouvailles entre grands-parents, enfants et petits enfants. Quand plusieurs foyers se retrouvent, il faut prendre des précautions afin d’éviter la propagation de la COVID-19. Le principal risque est que des personnes ne présentant pas (ou pas encore) de symptômes en contaminent d’autres. Voici quelques pistes pour réduire les risques de contamination et pour vous aider à réussir ces retrouvailles.

1. Réduisez les risques de contamination avant votre arrivée : pendant les 2 semaines précédant les retrouvailles, faites particulièrement attention à ne pas vous faire contaminer, évitez les rencontres nombreuses et les contacts physiques étroits, respectez rigoureusement les gestes barrières.

2. Si le voyage comporte des risques de contamination (train, avion, bateau, bus) : respectez une quarantaine à l’arrivée.

Pour être certain de ne pas transmettre le coronavirus à vos proches, la quarantaine doit durer 14 jours. Si personne ne montre de symptômes pendant ces deux semaines, les précautions peuvent cesser à l’intérieur du groupe, et chacun peut interagir sans risque.

Tout nouvel arrivant respectera la quarantaine et prendra toutes les précautions décrites ci-dessous avant d’être inclus dans le groupe. Ceux qui ont des contacts à l’extérieur du groupe (courses, sorties, activités) veilleront à ne pas se contaminer.

3. Si une quarantaine n’est pas possible : suivez les précautions ci-dessous et protégez avant tout les personnes âgées ou vulnérables.

Idéalement, séparez les chambres, les salles de bain et les toilettes entre foyers, ou au moins entre les personnes vulnérables et celles qui ne le sont pas (voir la question Comment vivre avec une personne vulnérable ?). Veillez à vous laver régulièrement les mains, évitez les embrassades et maintenez une distance d’au moins un mètre entre vous (voir question sur les distances).

Soyez prudent lors de la préparation des repas (voir la question Comment organiser un repas chez soi sans risque pour les convives ?). Le plus important est de manger à l’extérieur, que le cuisinier respecte des règles strictes d’hygiène, que la table soit suffisamment large pour ne pas être trop proche de la personne qui nous fait face et suffisamment longue pour ne pas être trop proche de notre voisin.

Pour les sanitaires, il est préférable de les désinfecter après chaque utilisation. Mettre un peu de Javel ou un cachet de chlore dans la cuvette et fermer le couvercle avant de tirer la chasse, puis pulvériser un peu d’alcool à 70% sur vos mains, sur la lunette des toilettes, et enfin sur la tirette ou le bouton de la chasse d’eau. En sortant : pensez à désinfecter à l’alcool les poignées de porte intérieure puis extérieure. Laisser la porte des toilettes grande ouverte afin d’aérer. Evitez d’aller aux toilettes juste après une autre personne si elle n’est pas du même foyer (voir la question Le coronavirus SARS-CoV-2 peut-il s’attraper en allant aux toilettes ?)

Si les grands-parents veulent faire des câlins à leurs enfants ou petits-enfants ou vice-versa, pensez aux câlins masqués pour limiter les risques de contamination.

4. Prévoyez un couchage où seules les personnes du même foyer sont dans la même pièce.

Il est recommandé de faire preuve de vigilance pour les pièces partagées : dormir ou rester longtemps dans un endroit fermé (chambre ou tente) avec quelqu’un d’un autre foyer est à éviter. Préférez des chambres séparées. Gardez les fenêtres ouvertes quand vous partagez une pièce. Faites attention aux endroits publics tels que les restaurants, ascenseurs, sanitaires partagés.

5. Privilégiez des activités en extérieur et sans contact.

Loisirs encouragés : individuel, si collectif, pratiquez dehors et sans contact. Pour des jeux de raquettes, désinfectez balles et manches entre chaque joueur.

Loisirs à faire avec vigilance : jeux de cartes et jeux de plateau. Lavez vous régulièrement les mains.

6. Nommez un·e responsable “hygiène”.

Un responsable peut expliquer à chacun de surveiller sa santé : le moindre “rhume” ou symptôme doit être signalé à la famille. Idem si on apprend qu’une personne rencontrée juste avant le voyage est suspectée d’avoir la COVID-19.

Le responsable pulvérisera régulièrement de l’alcool à 70%, ou essuyera avec une lingette alcoolisée les poignées de porte, les rampes d’escalier, les poignées du frigidaire et de la machine à café et autres surfaces d’échanges du virus (voir la question Comment améliorer l’hygiène de son environnement ?).

Le responsable hygiène encouragera chacun à se laver les mains, correctement et souvent. Il vérifiera aussi que les pièces sont bien aérées.

Si le groupe est grand et la tâche complexe, ne pas hésiter à faire une fiche qualité comme dans les hôtels et aéroports : une ligne par point à surveiller, et une distribution des tâches parmi le groupe afin que la personne en charge d’un point particulier (désinfecter par exemple) indique la date, l’heure et ses initiales quand la tâche est réalisée ;-)

Comment se préparer pour un test COVID-19 nasopharyngé ? Et en particulier pour les personnes dépendantes (enfant, personnes âgées ou handicapées) ?

Il y a deux enjeux associés au test nasopharyngé : ne pas se faire contaminer et ne pas infecter les autres à l’occasion du test. En outre, si vous devez emmener une personne dépendante (enfant, personne âgée ou handicapée), expliquez-lui le déroulement du test et rassurez-la afin que le test se passe de manière optimale.

Si le prélèvement nasopharyngé se fait à l’extérieur ou depuis une voiture, les risques de contamination sont pratiquement nuls. Par contre, si votre test est réalisé dans un laboratoire ou une tente, la proximité avec d’autres personnes comporte un risque de contamination. Les personnes qui viennent se faire tester ont plus de risque d’être infectées au coronavirus SARS-CoV-2 que la population générale. Il faut rester vigilant et adopter les bons gestes.

Avant de partir

avec une personne dépendante :

  • Préparez l’enfant, la personne âgée ou handicapée en lui expliquant ce qui va se passer : les gens qui vont le soigner vont porter des vêtements de protection spéciaux pour garder tout le monde en sécurité : une visière, des gants, un uniforme. Un long coton-tige étroit sera mis dans son nez. Il faudra regarder vers le haut et rester le plus immobile possible pendant le prélèvement. L’infirmière frottera alors l’intérieur de son nez en tournant le coton-tige plusieurs secondes, pendant lesquelles il ne faudra pas bouger même si cela produit des sensations bizarres. Lui expliquer aussi que pendant le geste, il faudra mettre son masque seulement autour de la bouche et respirer avec la bouche.
  • Répétez les différentes étapes avec l’enfant à la maison, sous forme d’un jeu, en lui faisant porter un vrai masque et en utilisant par exemple une brosse à dents en guise d’écouvillon (sans l’enfoncer dans le nez, bien sûr !)
  • Emportez un objet qui rassure l’enfant

pour vous :

  • si possible prenez un sac en tissu que vous pourrez ensuite laver ou laisser en quarantaine chez vous une semaine le temps que toute trace éventuelle de coronavirus ait disparu.
  • même si vous êtes généralement fan des masques en tissu, pour cette occasion un peu spéciale, préférez plutôt un masque chirurgical ou un masque FFP2.
  • mettez une visière ou des lunettes (de vue ou de soleil) pour éviter que des projections puissent atteindre vos yeux lors de vos interactions avec des personnes qui se tiendraient trop proches ou qui auraient mal mis leur masque sur le chemin du test,
  • emmenez vos papiers, gel hydroalcoolique, un masque supplémentaire dans une enveloppe en papier au cas où

Sur le lieu du test

  • Évitez de rester longtemps dans une salle d’attente mal aérée en compagnie d’autres personnes qui viennent se faire tester : essayer de vous éloigner des autres, d’ouvrir les fenêtres, d’attendre à l’extérieur.
  • Lavez-vous les mains avec votre solution hydroalcoolique dès que vous touchez à des surfaces qui sont également touchées par les autres

Pendant le test Juste avant le test, prenez de profondes respirations pour vous aider à rester calme.

Avec un enfant :

Prenez, vous et votre enfant, de profondes respirations en même temps pour vous aider tous les deux à rester calme. Pendant le test, vous pouvez rester auprès de votre enfant. Encouragez-le à tenir dans ses bras un objet qui le réconforte.

Voilà, c’est fait ! Il n’y a plus qu’à attendre le résultat !

À retrouver sur https://www.adioscorona.org/themes-questions/enfants.html
Information proposée par Adios Corona Publiée le 10/11/2020
Ce site regroupe une équipe de scientifiques bénévoles du CNRS, de l'INSERM, de l'Institut Pasteur, de l'INRA. Il donne des réponses concrètes et des conseils pratiques aux questions de toute la famille. Chaque information et recommandation s'appuie sur des sources fiables citée en liens.
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