Cunnilingus, fellation et HPV

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

On vous parle beaucoup des infections sexuellement transmissibles et de la nécessité de s’en protéger lors des rapports sexuels. Maintenant, tout est super clair pour vous : pas de rapport sans préservatif ! N’est-ce pas ?…

Cependant, ce qu’on dit moins c’est que les rapports oraux ou bucco-génitaux (fellation, cunnilingus et anulingus) présentent également des risques. Ces pratiques peuvent également favoriser les contaminations. On vous explique…

HPV, ça vous dit quelque chose ?

Le HPV, c’est une IST qui peut dégénérer en cancer du col de l’utérus (uniquement chez les filles) si elle n’est pas traitée. Cependant, ce virus concerne aussi les garçons car ils peuvent être porteurs sains ou contaminés. Les conséquences sur les organes génitaux masculins sont cela dit nettement moins graves. Il existe depuis quelques années un vaccin qui prémunit les jeunes filles des types de HPV qui dégénèrent en cancer. Cette IST a cela de particulier qu’elle se transmet par voie sexuelle mais aussi par contact cutané. Ses virus sont donc très volatiles. Certains types de virus seulement sont responsables des cancers.

Quel lien avec les pratiques orales ?

Quand un garçon est porteur de papillomavirus, sa ou son partenaire peut contracter le virus par la pratique de la fellation. Chez le garçon, le papillomavirus se présente sous la forme de condylomes (ou encore « crêtes de coq »), ce sont des verrues génitales. Elles sont présentes sur la verge et peuvent donc contaminer les muqueuses buccales de la ou du partenaire.

Le cunnilingus et l’anulingus peuvent aussi transmettre le HPV car le virus est présent sur les muqueuses externes et peut donc contaminer la bouche de celui qui les pratique.

Y a-t-il des facteurs favorisant la contamination ?

Les chercheurs qui ont mis en évidence les risques de cancer lors de ces pratiques sexuelles, ont également identifié les facteurs qui pourraient favoriser ce danger. Un nombre élevé de partenaires sans utilisation de protections génère une augmentation du risque.

Que faire alors ?

Ne pas paniquer ou s’abstenir sous prétexte que « le cancer guette ». En prenant quelques précautions, tout peut très bien se passer. Tout d’abord, les filles peuvent se faire vacciner. Ensuite, un suivi gynéco régulier par un frottis permet de dépister toute cellule anormale, d’avoir accès à des examens plus poussés, et de traiter éventuellement le virus. Les garçons aussi doivent aller consulter au moindre signe suspect. Enfin, préservatif (masculin ou féminin), carré de latex ou digue dentaire doivent accompagner ces pratiques afin de limiter tout risque de contamination par une IST.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le dépliant « Je rentre au collège », qui vous dit tout sur la vaccination en général dès l’entrée au collège, et la brochure « Les 5 bonnes raisons de se faire vacciner », sur la vaccination contre le HPV en particulier.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/cunnilingus-fellation-et-hpv-6655
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
Une équipe d’adultes aux compétences professionnelles complémentaires, habitués à répondre aux questions santé des jeunes. Nous avons tous l’expérience de l’écoute téléphonique sur le numéro vert Fil Santé Jeunes (0 800 235 236). Notre équipe est composée de professionnels de santé (médecins et psychologues) et chaque texte publié est validé par un comité de rédaction composé de plusieurs membres de l’équipe. Elle comporte aussi des professionnels du net. Notre accompagnement est totalement gratuit. Ce service est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans
Santé publique France - Fil santé jeunes
Le contenu proposé vous a-t-il été utile ?