Dépression

Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016

La dépression se définit par un certain nombre de symptômes, qui doivent être présents toute la journée et presque tous les jours, durant au moins deux semaines et ne pas être influencés par les circonstances. À la différence du « coup de blues » ou de la « déprime », dans la dépression l’humeur et le mal-être varient peu d’un jour à l’autre ou selon les événements de vie.

Qu’est-ce que la dépression ?

La dépression se définit par un certain nombre de symptômes, qui doivent être présents toute la journée et presque tous les jours, durant au moins deux semaines et ne pas être influencés par les circonstances. À la différence du « coup de blues » ou de la « déprime », dans la dépression l’humeur et le mal-être varient peu d’un jour à l’autre ou selon les événements de vie.

  • Symptômes « majeurs » : humeur dépressive, tristesse, perte d’intérêt, fatigue ou perte d’énergie ;
  • Symptômes « non-spécifiques » (non systématiques) : trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids), troubles du sommeil(perte ou augmentation), ralentissement ou agitation psychomotrice, sentiment d’infériorité, perte de l’estime de soi, sentiment de culpabilité inappropriée, difficultés de concentration, idées noires, pensées de mort, comportement suicidaire.

Il existe plusieurs types de troubles dépressifs :

  • L’épisode dépressif léger : il comprend au moins un ou deux des symptômes décrits plus haut. Aucun des symptômes n’est sévère. Ce type d’épisode peut s’accompagner de détresse et de difficultés pour mener à bien les activités sociales et professionnelles.
  • L’épisode dépressif moyen : il comprend au moins six symptômes dépressifs listés plus haut. En général, plusieurs de ces symptômes ont une intensité sévère et la personne a des difficultés importantes pour mener à bien ses activités professionnelles, sociales ou familiales.
  • L’épisode dépressif sévère : il comprend au moins huit symptômes dépressifs. La personne est le plus souvent incapable de poursuivre l’ensemble de ses activités habituelles. La dépression peut être associée ou non à des symptômes psychotiques, comme des idées délirantes ou des hallucinations auditives. Les caractéristiques psychotiques augmentent le risque suicidaire et le risque de récidives dépressives.
  • Les dépressions dites secondaires. Certaines dépressions sont dites secondaires car résultant d’une autre affection. Par exemple, le risque de dépression est augmenté par certains facteurs de risque cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie ou le diabète.

Pour en savoir plus  voir la Brochure Psycom :Troubles dépressifs (pdf - 585,30 ko)

Qui est concerné ?

Selon l’INPES , environ 8 % des français souffrent d’épisodes dépressifs. 19% des français ont connu ou connaîtront une dépression au cours de leur vie. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes.

Le risque suicidaire est fortement associé aux troubles dépressifs : il est dix fois plus élevé chez les patients déprimés que dans la population générale (Ministère de la Santé).

Selon la HAS, la dépression est fréquente, mais sous-diagnostiquée chez les personnes âgées. Elle est alors souvent liée à l'isolement social  (veuvage, entrée en institution) et à la présence d'affections somatiques.

Mythes et Réalités

« Les dépressifs sont des gens faibles et manquent de volonté, il suffit de faire des efforts pour s’en sortir » Faux: La perte d’énergie et d’intérêt pour les choses habituelles sont deux symptômes de la dépression.

Quelles sont les causes ?

L’origine de la dépression est encore mal connue. Le modèle actuel est bio-psycho-social : interactions entre vulnérabilité génétique, modification des systèmes de régulation du stress sous des influences environnementales diverses.

Comment traiter la dépression ?

En cas d’épisode dépressif léger, c’est lapsychothérapie qui est recommandé en première intention.

Pour un épisode dépressif moyen, des antidépresseurspourront être prescrits en complément à la thérapie.

En cas d’épisode dépressif sévère, plusieurs réponses sont envisageable en plus : l’association d’un antidépresseur avec un autre psychotrope, électroconvulsivothérapie, voire l’hospitalisation.

Où trouver de l’aide ?

Rédaction

Pr. Julien-Daniel Guelfi (Pr. de Psychiatrie, CHSA) et Aude Caria, (Psychologue, Psycom), Synthèse réalisée par Marc Oeynhausen à partir de la brochure Psycom « Les troubles dépressifs »,  juin 2011. Dernière mise à jour septembre 2016.


 

À retrouver sur http://www.psycom.org/Espace-Presse/Sante-mentale-de-A-a-Z/Depression
Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016
Organisme public d’information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
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