Douleurs et tumeur - Douleur

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 04/11/2009

Le plus souvent, le cancer se développe en silence, sans faire mal. C’est ce qui le rend si difficile à diagnostiquer. La tumeur est un amas de cellules sans nerfs ; elle n’a donc aucune sensibilité et n’est pas douloureuse.

Le plus souvent, le cancer se développe en silence, sans faire mal. C’est ce qui le rend si difficile à diagnostiquer. La tumeur est un amas de cellules sans nerfs ; elle n’a donc aucune sensibilité et n’est pas douloureuse.

Pour qu’un cancer fasse mal, il faut que la tumeur ou des métastases touchent, compriment ou envahissent une partie sensible du corps.

Ce sont les conséquences de la tumeur et ses effets sur le corps qui produisent des douleurs.

L’apparition de douleurs dépend de la localisation de la tumeur. Certains cancers sont douloureux dès le début et d’autres ne provoquent aucune douleur, même à un stade avancé de la maladie.

La douleur n’est donc pas systématiquement un signe de gravité.

Il est important cependant de la signaler rapidement, lorsqu’elle apparaît ou si elle augmente, afin que votre médecin en détermine la cause.

Les douleurs causées par la tumeur sont mécaniques, inflammatoires ou neuropathiques.


Des douleurs mécaniques

Des douleurs mécaniques surviennent lorsque la tumeur empêche le fonctionnement normal d’un organe ou d’une partie du corps.

Si elle se situe dans l’appareil digestif par exemple, l’alimentation ou la digestion sont bloquées et deviennent sources de douleurs.

Si des métastases se développent dans les os, ce sont les mouvements qui deviennent douloureux.

Des douleurs inflammatoires

Lorsque la tumeur envahit un tissu, comme la paroi d’un organe ou un os, le corps peut la détecter et la considérer comme un corps étranger.

Il déclenche alors une réaction de défense appelée inflammation, pour se protéger contre cet intrus. Les douleurs issues de cette réaction s’appellent des douleurs inflammatoires. Elles ont la particularité d’augmenter la nuit, lorsque le corps est au repos.

Certaines douleurs sont à la fois mécaniques et inflammatoires.

Les douleurs osseuses, par exemple, s’accentuent lors des mouvements, mais aussi la nuit, alors que le corps est immobile.

La tumeur n’est pas douloureuse en elle-même. En revanche, elle provoque des douleurs lorsqu’elle comprime ou détruit certaines parties du corps, ou l’empêche de fonctionner normalement.

Les douleurs du cancer ne sont pas forcément un signe de gravité. Elles dépendent principalement de l’endroit où est située la tumeur.

Des douleurs neuropathiques

Des douleurs neuropathiques peuvent apparaître lorsque la tumeur ou des métastases compriment ou envahissent une partie du système nerveux : un nerf, la moelle épinière ou le cerveau.

Ces douleurs sont très variables d’une personne à l’autre : sensations de fourmillements, de décharge électrique, de perte ou d’augmentation de la sensibilité.

Les douleurs liées à la tumeur peuvent être soulagées par les traitements spécifiques du cancer : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie, antiangiogènes, etc.

Ces traitements visent à éliminer la tumeur ou à diminuer son volume. Ils agissent donc directement sur la cause de la douleur.

Si les traitements du cancer soulagent certaines douleurs, il arrive cependant que ces mêmes traitements entraînent des effets indésirables, sous forme d’autres douleurs.

À retrouver sur http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Qualite-de-vie/Douleur/Douleurs-et-tumeur
Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 04/11/2009
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
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