Effets du plomb sur la santé

Information proposée et validée par Ministère des Solidarités et de la Santé Publiée le 31/10/2016

L’ingestion ou l’inhalation (vapeurs ou poussières fines) de plomb est toxique. Elle provoque des troubles réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irréversibles (atteinte du système nerveux, encéphalopathie et neuropathie). L’intoxication par le plomb est appelée saturnisme, une maladie qui doit faire l’objet d’une déclaration aux autorités sanitaires.

Les effets toxiques du plomb

A fortes doses, le plomb peut conduire à des encéphalopathies, des neuropathies et au décès chez l’adulte et chez l’enfant. Il provoque également des effets digestifs : colique saturnine, douleurs abdominales…).

Le plomb présente également des effets sur la pression artérielle, sur la fonction rénale chez l’adulte ainsi que sur la reproduction et le développement de l’enfant et sur le système nerveux central (diminution de points de quotient intellectuel, troubles de l’attention) chez l’enfant, même à des faibles doses.

La plombémie ou taux de plomb dans le sang est l’indicateur de référence pour dépister une contamination. Une fois dans l’organisme, le plomb se stocke, notamment dans les os, d’où il peut être libéré dans le sang, des années ou même des dizaines d’années plus tard notamment lors d’une grossesse ou en cas d’ostéoporose. L’élimination du plomb dans l’organisme est lente après l’arrêt de l’exposition : sa demi-vie est de 15 à 20 ans.

La toxicité du plomb, en particulier pour des plombémies inférieures à 100 µg/L, a fait l’objet de nombreuses études qui ont été inventoriées notamment par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) puis par le Haut conseil de santé publique.

Les populations les plus vulnérables : enfants et femmes enceintes

Enfants

Lorsqu’ils sont exposés à la présence de plomb dans l’environnement, les enfants, particulièrement ceux âgés de moins de 6 ans, constituent une population à risque, pour plusieurs raisons :

 pendant les premières années de sa vie, l’enfant porte spontanément les mains et les objets à la bouche. Il ingère ainsi une grande quantité de poussières. Dans certaines conditions, ce comportement peut aller jusqu’à l’ingestion de particules non alimentaires (syndrome de PICA) telles que la terre ou des écailles de peintures. Ces dernières peuvent être très riches en plomb, en particulier dans l’habitat ancien ;

 près de 50 % du plomb ingéré passe dans le sang (10 % uniquement chez l’adulte) ;

 pour une même imprégnation, les effets toxiques du plomb sont plus importants et plus sévères que chez l’adulte, en raison du processus de développement cérébral ;

 enfin, le plomb passe la barrière transplacentaire et l’intoxication peut commencer dès la vie intra-utérine. Chez l’enfant, l’absorption de plomb entraîne des troubles à l’acquisition de certaines fonctions cérébrales supérieures ; ceci est cause de retards intellectuels, de difficultés d’apprentissage, de troubles psychomoteurs avec agitation, d’irritabilité et de troubles du sommeil, et au delà un ralentissement de la croissance. Sur le plan purement somatique, il peut être constaté des anémies et des formes neurologiques sévères en cas de fortes intoxications (encéphalopathies).

Femmes enceintes et nourrissons

Au moment de la grossesse, le plomb éventuellement stocké dans les os de la mère antérieurement exposée est relargué dans le sang et contamine le fœtus, puis se retrouve dans le lait maternel et peut contaminer le nourrisson pendant la période d’allaitement.

Consulter le Guide "L’intoxication par le plomb de l’enfant et de la femme enceinte"

À retrouver sur http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/article/effets-du-plomb-sur-la-sante
Information proposée et validée par Ministère des Solidarités et de la Santé Publiée le 31/10/2016
prépare et met en œuvre la politique du gouvernement dans les domaines des affaires sociales, de la solidarité et de la cohésion sociale, de la santé publique et de l’organisation du système de soins. Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, elle prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
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