HPV (Human Papilloma Virus) / Condylomes

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

On appelle HPV ou Papillomavirus Humain des groupes de petits virus à ADN qui touchent en général la peau ou les muqueuses. Les infections des muqueuses à papillomavirus font partie des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Elles sont extrêmement fréquentes, notamment chez les très jeunes filles. Huit femmes sur dix entrent en contact avec ce virus au cours de leur vie sexuelle. Pour la plupart d’entre elles (6 femmes sur 8), ces virus disparaissent peu à peu naturellement.

Cependant, dans certains cas, ils peuvent rester à l’intérieur des cellules pendant plusieurs mois et un jour créer des lésions (appelées condylomes) qui risquent ensuite de se transformer en cancer du col de l’utérus ou de l’anus.

Quels sont les signes ? Où se manifestent-ils dans le corps ? Après combien de temps ?

Les manifestations les plus visibles de la contamination sexuelle sont les condylomes dits également « verrues génitales », ou « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq », déjà décrits par Hippocrate dans l’Antiquité. Il s’agit de petites lésions visibles ou non à l’œil nu mais que le médecin peut voir lors d’un examen. Il n’y a souvent aucun autre symptôme que ces petites lésions.

Comment se transmet-elle ?

  • Lors des rapports sexuels
  • Par contact cutané

Comment la dépister ?

Lors d’une consultation médicale et un examen du pénis ou un examen gynécologique le médecin peut constater des condylomes. Mais quand les condylomes se situent à l’intérieur du sexe de la femme pour pouvoir poser un diagnostic le médecin pratique un examen qui permet de déterminer si le virus HPV est ou non présent dans l’organisme. Cet examen est un petit prélèvement appelé frottis.

Quels traitements ? Quelles précautions prendre ?

Il n’existe pas de traitement à proprement parlé permettant la guérison d’une infection à papillomavirus. On peut cependant détruire des lésions visibles qui sont traitées par la cryothérapie (application d’azote liquide), par le laser, ou par la chirurgie. Cette intervention chirurgicale consiste soit en enlevant une partie du col de l’utérus (conisation), soit en l’ôtant en totalité. Des traitements locaux sont également possibles.

Après le traitement, il se peut que le virus soit toujours présent même si les condylomes ont disparu. Il est donc important de surveiller la réapparition des lésions pendant plusieurs mois. Mais la plupart du temps ces virus disparaissent peu à peu naturellement.

Pour se prémunir du HPV et des condylomes :

  • Avoir un suivi régulier auprès d’un gynécologue afin de faire des examens de dépistage (un frottis) régulièrement (environ tous les deux à trois ans).
  • Le préservatif diminue en grande partie la transmission des papillomavirus. Il peut y avoir cependant contamination par contact avec des zones cutanées non couvertes par le préservatif.
  • Aujourd’hui il existe un vaccin contre les papillomavirus. Ce vaccin ne s’attaque qu’à quelques unes des formes du virus (il en existe une quarantaine qui affecte la muqueuse génitale) mais il s’agit des formes les plus dangereuses. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le dépliant  « Je rentre au collège », qui vous dit tout sur la vaccination en général dès l’entrée au collège, et la brochure « Les 5 bonnes raisons de se faire vacciner » sur la vaccination contre le HPV en particulier.

Quels sont les risques en l’absence de traitement ?

De nombreuses lésions dues au HPV passent inaperçues et guérissent toutes seules, c’est ce qui explique leur transmissibilité aussi facile. Mais la plupart des cancers du col de l’utérus sont dus à des papillomavirus. C’est pour cela que le dépistage du cancer du col est très important : un examen gynécologique périodique avec un frottis est le seul moyen.

Certaines formes du papillomavirus semblent également responsables de cancers de l’anus.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/hpv-human-papilloma-virus-condylomes-12747
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
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