Hypnotiques

Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016

Les hypnotiques (ou somnifères), sont des médicaments psychotropes généralement utilisés pour traiter les troubles du sommeil. Les benzodiazépines (ou apparentés) essentiellement, mais aussi certains antihistaminiques sont utilisés pour traiter les troubles du sommeil (difficultés d'endormissement, réveil fréquent ou précoce).

Les hypnotiques (ou somnifères), sont des médicaments psychotropes généralement utilisés pour traiter les troubles du sommeil. Les benzodiazépines (ou apparentés) essentiellement, mais aussi certains antihistaminiques sont utilisés pour traiter les troubles du sommeil (difficultés d'endormissement, réveil fréquent ou précoce).

Qu'est-ce qu'un médicament psychotrope ?

Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neuromédiateurs (ou neurotransmetteurs), dont les plus connus sont : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones.

On observe une perturbation de ces neuromédiateurs dans certains troubles, comme les troubles dépressifs, les troubles bipolaires, les troubles anxieux ou les troubles schizophréniquesLes médicaments psychotropes agissent sur les effets des neuromédiateurs. Ils sont utilisés pour lutter contre les troubles psychiques. Ils ont aussi des effets autres psychiques, ce qui explique certains de leurs effets indésirables.

Qui est concerné ?

Selon une étude de l’INPES (2008), 17% des personnes interrogées (25-45 ans) sont en dette de sommeil (durée < 5H48) et 12% sont insomniaques. En 2010,  6% des français de 18 à 75 ans ont déclaré consommer des hypnotiques. La consommation augmenterait avec l’âge (OFDT) 

Selon le Ministère de la santé, "La consommation des benzodiazépines reste à un niveau très élevé en France : plus d’un français sur quatre a pris en effet au moins une benzodiazépine dans l’année (Ministère de la santé , 2016). En outre, l’utilisation de ces médicaments est grandement inappropriée puisque trop longue, avec une tendance à la chronicisation des traitements.

Quels effets ? Quelles précautions ?

Deux facteurs peuvent expliquer l’importance de cette consommation. D’une part l’efficacité de ces médicaments qui apportent un réel soulagement au patient dès le début du traitement, et, d’autre part, la dépendance psychique et physique qu’ils entraînent, rendant leur arrêt difficile. Le patient est alors « pris au piège » de son traitement. Peu de personnes savent que les benzodiazépines ne sont efficaces que sur de courtes durées (4 semaines pour les benzodiazépines hypnotiques et 3 mois pour les benzodiazépines anxiolytiques). Au-delà, leur efficacité disparaît laissant place aux effets indésirables (troubles de la mémoire, chutes, surtout chez les personnes âgées, accidents de la voie publique, risque de démence de type Alzheimer…) et à la dépendance".

Un programme d'actions pour favoriser le bon usage des benzodiazépines  a été mis en place par le Ministère de la Santé. Et la Haute autorité de santé (HAS) a publié une fiche mémo pour aider les médecins à réduire les prescriptions  au long cours des benzodiazépines, que ce soit dans l’anxiété ou dans l’insomnie.

Les médicaments ne résument pas le traitement

Le traitement des troubles psychiques fait appel à de multiples moyens : contacts réguliers avec les soignants, psychothérapieaccompagnement socialentraide mutuelle, etc. Les médicaments ne sont qu’une partie du traitement qui peut aider la personne dans son parcours de rétablissement, en soulageant les symptômes qui la submergent. Un dialogue ouvert avec les soignants est un élément essentiel pour la prise en compte des besoins et des difficultés des patients.

 

Rédaction

Psycom, août 2016.

À retrouver sur http://www.psycom.org/Espace-Presse/Sante-mentale-de-A-a-Z/Hypnotiques
Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016
Organisme public d’information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
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