La contraception après un bébé

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 17/11/2016

Lorsqu’on vient d’avoir un bébé, on a tellement de choses à penser (et à faire) ! Faire connaissance avec son bébé, apprendre à s’en occuper, devenir parent … Se remettre aussi doucement de ces mois de grossesse et de l’accouchement, physiquement et psychologiquement.
Et puis, en général, à la suite de son accouchement, on ne se sent pas toujours la force, ni l’envie, de repartir dans une grande aventure sexuelle avec son amoureux !

Quand parle-t-on de contraception ?

Pourtant, c’est lors de l’hospitalisation à la maternité, à J+3 ou 4 après l’accouchement, qu’on va vous parler de contraception. La plupart du temps, c’est la sage-femme qui vous a suivie médicalement depuis le jour de votre arrivée qui, lors de la dernière visite de pré-sortie, abordera avec vous le sujet. L’avantage, c’est qu’elle connaît les circonstances de votre accouchement, les particularités de votre dossier médical mais aussi vos projets à plus ou moins long terme, en ce qui concerne notamment l’allaitement de votre tout-petit.

Pourquoi ?

C’est justement parce que la contraception peut paraître incongrue pendant cette période qu’on peut y faire moins attention…  que des « accidents » peuvent avoir lieu, et qu’une autre grossesse peut survenir, très rapprochée de celle qu’on vient de vivre, sans qu’on l’ait attendue. Vous n’êtes pas alors nécessairement prêts (à deux) à vivre cette grossesse, d’un point de vue physique et psychique.

En langage « professionnel », cette contraception s’appelle la contraception du post-partum. Le post-partum, c’est la période qui commence 2h après la « délivrance » (le moment de la naissance) et qui finit au premier retour naturel des règles, qu’on appelle le « retour de couches ».

Cette contraception est donc un peu spécifique.

Ce qu’il se passe à ce moment-là

Après l’accouchement, il faut un certain temps avant que l’ovulation ait à nouveau lieu. Qui dit « pas d’ovulation » dit « pas de règles ». Le retour du cycle menstruel « normal » est en fait conditionné par la sécrétion de prolactine. Cette hormone est directement liée à la lactation et intervient donc dans le processus d’allaitement. Plus elle est sécrétée, plus elle « retarde » le retour de couches.

La difficulté, c’est que cette hormone n’est pas sécrétée de la même manière et en quantité égale d’une femme à l’autre. Allaitement ou pas, il est très difficile de prévoir exactement le moment où l’ovulation reviendra (et donc le risque de grossesse s’il y a relation sexuelle).

En quoi consiste-t-elle ?

Très souvent, c’est la pilule qui est prescrite dès le retour à la maison puisqu’elle est en général déjà connue. Cependant, il existe tout un tas d’autres possibilités contraceptives…

L’entretien avec la sage-femme compte beaucoup pour la prescription d’une contraception qui sera adaptée à chacune.  Entrent en jeu de nombreux éléments, comme par exemple :

  • les circonstances de l’accouchement et des suites de couche
  • le fait d’allaiter ou pas (allaitement complet et partiel)
  • la contraception préalablement utilisée
  • le mode de vie et le rythme de chacune …

Si cet entretien ne vous a pas été proposé, n’hésitez pas à en parler à votre gynécologue lors de votre première visite post-natale (en général, le mois qui suit la naissance). Il saura vous conseiller au mieux. Quoiqu’il arrive en attendant, il reste toujours le préservatif !

A chacune ensuite de choisir ce qui lui conviendra le mieux.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/la-contraception-apres-un-bebe-6452
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 17/11/2016
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