La contraception ça rime aussi avec garçon

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 16/11/2016

On ne vous apprend rien, un enfant se fait à deux. Par définition, le terme « contraception » empêche la conception. Cela peut se faire de bien des façons. Puisqu’une grossesse dépend nécessairement d’une rencontre entre un ovule et un spermatozoïde, on peut tout à fait jouer sur les deux tableaux. Certes, les garçons ne portent pas l’enfant. 

Mais naturellement, ils sont responsables d’une grossesse à exactement 50% ! La grossesse n’aura pas lieu si le spermatozoïde n’est pas au rendez-vous. Alors comment lui faire louper son rencard ?

Le retrait

L’intérêt est de perdre le spermatozoïde en route en lui faisant prendre un chemin détourné. L’éjaculation a donc lieu en dehors du vagin. C’est astucieux a priori. Cependant, des spermatozoïdes peuvent être contenus dans le liquide pré-séminal (celui qui est sécrété avant l’éjaculation pendant l’excitation). Ainsi, une pénétration (même sans éjaculation) est à risque de grossesse !

La pilule pour les gars

On en entend souvent parler. Pourtant aucune n’est à ce jour commercialisée. Pourquoi n’a-t-elle pas vraiment la cote ?

Parce qu’à première vue, ça parait plus complexe chez l’homme :

Une femme produit en moyenne un ovule par mois et l’homme environ 30 millions de spermatozoïdes par jour. Ensuite, la période de fertilité d’une femme s’arrête à la ménopause alors qu’un homme reste fertile toute sa vie. Enfin, les testicules sont le lieu de formation des spermatozoïdes mais aussi celui de la testostérone. Cette hormone masculine est responsable des caractéristiques de la virilité : pilosité, mue de la voix, musculature… Elle est aussi directement impliquée dans la spermatogenèse (la production de spermatozoïdes). Stopper la formation des uns (spermatozoïdes) tout en permettant celle de l’autre (testostérone) s’est longtemps présenté comme mission impossible.

Pourtant certains chercheurs semblent avoir trouvé la parade en utilisant justement de la testostérone.

Ça peut paraitre complètement contradictoire, pourtant, le fait d’apporter cette hormone de manière artificielle à l’organisme lui signalera qu’il n’y a plus besoin d’activer les testicules. Ce qui arrête la spermatogenèse mais conserve la virilité. Les études sur les hommes n’ont mis en évidence que de rares et mineurs effets secondaires (bien moins importants que ceux déplorés chez la femme) !

La vasectomie

Une méthode contraceptive est par définition réversible. La vasectomie est définitive. Elle vise la stérilité. Ce n’est pas un moyen à envisager lorsqu’on est jeunes et sans enfant. Une fois père de famille et plus âgé, c’est une possibilité. C’est une décision qui demande réflexion de la part du patient mais également du corps médical.

La vasectomie ne change en rien l’aspect du sperme ni la sensation lors de l’éjaculation. Cette intervention peut être apparentée à la ligature des trompes chez la femme, mais elle est moins risquée.

C’est une opération mineure (bon, on vous l’accorde, ce n’est pas si futile que ça quand ça touche les parties intimes). On entend par mineure qu’elle est assez simple à réaliser. Elle est pratiquée sous anesthésie locale en cabinet médical et dure environ 10 minutes. Elle consiste à couper et ainsi bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules.

Entre méthode drastique ou peu efficace, on doit avouer qu’en matière de contraception masculine, à part le préservatif, vous n’êtes pas gâtés. Grâce à l’avancée de la médecine et l’évolution des mœurs on pourra bientôt voir apparaitre une contraception adaptée aux hommes, à leurs préférences, leur santé, leur mode de vie. En tout cas, nous, on y croit !

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/la-contraception-ca-rime-aussi-avec-garcon-18982
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 16/11/2016
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