La coupe menstruelle

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016

Également appelée cuptasse ou coupelle, la coupe menstruelle est une protection périodique (comme les serviettes et les tampons), interne, et réutilisable. 

C’est une petite coupe en silicone (ou en latex) qui s’insère dans le vagin pendant les règles et qui recueille le flux. Lorsqu’elle est pleine, on la retire, on la rince et on la remet. A la fin des règles, on l’ébouillante pour la stériliser et on la range, dans sa petite pochette vendue avec, jusqu’à la prochaine fois !

Comment ça marche ?

Pour la poser, on la plie puis on l’insère dans le vagin où elle va s’ouvrir et créer un effet ventouse. De là, elle ne bougera plus du tout. Il convient de toujours vérifier qu’elle est bien dépliée et qu’elle peut tourner librement.

L’insertion et le retrait demandent un peu d’entraînement mais ne vous inquiétez pas, avec le temps et l’expérience le placement devient plus facile !

Pour la retirer, on pousse un peu comme si on allait aux toilettes pour la faire descendre, on la pince pour relâcher l’effet ventouse puis, on la bouge avec les doigts d’un côté puis de l’autre pour la faire descendre doucement sans la faire tomber. On la vide dans les toilettes après on la rince et on la replace. Les coupes sont souvent munies d’une tige, qui sert à les attraper pour les enlever quand elles sont bien placées au fond du vagin.

Il est conseillé de retirer la coupe menstruelle avant tout rapport sexuel.

Ses avantages

  • Confort et hygiène

Il existe différents modèles, différentes tailles et des couleurs variées. Elles sont en latex ou en silicone. On les trouve sur internet, dans les magasins bios ou alternatifs. Les pharmacies peuvent en fournir mais plutôt sur commande.

Elle peut sembler volumineuse à première vue, mais sa taille n’est pas beaucoup plus grosse que celle d’un tampon lorsqu’elle est pliée. Normalement, elle ne se sent pas une fois bien mise en place.

La coupe est plaquée contre les parois vaginales. Le sang recueilli à l’intérieur n’entre donc pas en contact avec l’air. Ainsi, aucune odeur d’oxydation ne s’en dégage au moment de la vider, contrairement parfois aux tampons et serviettes. La texture et la matière n’entraîne pas de sécheresse vaginale (comme les tampons parfois) et n’entretient pas d’humidité autour de la vulve, (qui peut être responsable de mycoses), comme avec les serviettes.

Elle est invisible sous les vêtements, et peut être portée lors d’activités sportives. Elle est plus hygiénique pour les sports aquatiques que les tampons, dans la mesure où ceux-ci absorbent l’eau chlorée, salée, voire polluée.

  • Sa praticité

On peut l’insérer dans le vagin juste avant que les règles arrivent. Pas de stress donc quand on attend ses règles pendant la journée ! On peut la garder 12 heures sans la retirer. On n’a donc pas forcément à s’en occuper pendant une journée ou une nuit. On se contente généralement de la vider deux à trois fois par jour pour un flux moyen.

Au moment de la vider, si l’accès à un lavabo n’est pas possible, la coupe pourra être rincée avec une bouteille d’eau prévue à cet effet avant de la remettre.

Dans le cas où on n’a pas prévu d’eau, on peut se contenter d’essuyer sa coupelle avec du papier hygiénique en s’assurant de ne pas y laisser de résidus de papier, ou même la réinsérer directement après l’avoir vidée.

  • Son prix

Elle coûte 15 à 30€ et se garde plusieurs années (selon les fabricants jusqu’à 10 ans).

En calculant qu’en moyenne, une femme utilise 12 boîtes de tampons (d’environ 4 €) ou de serviettes (d’environ 5 €) par an, le total est de 48 € par an pour les tampons et de 60 € pour les serviettes. L’achat d’une coupe menstruelle est donc amorti en seulement 3 mois ! Il n’y a pas de petites économies ! Non ?

Ses inconvénients

On doit mettre les doigts dans son vagin pour insérer et retirer la coupe, et donc être plutôt à l’aise avec son corps. De plus, on est confrontée plus directement aux fluides menstruels, puisqu’ils ne sont pas absorbés. Cette réalité est différemment appréciée selon la représentation qu’on peut avoir de ses règles.

Une tige trop longue peut en gêner quelques-unes, mais il est possible de la couper sans nuire à son utilisation. Il faut simplement s’assurer de ne pas abîmer le fond en coupant la tige.

Pour finir, certaines femmes peuvent être allergiques au silicone (bien que les cas soient rares). Il est alors possible d’opter pour une coupe en latex.

Une pensée pour la planète ! Les tampons et les serviettes hygiéniques génèrent beaucoup de pollution de par les produits utilisés pour leur fabrication et par le nombre consommés. La gestion de ces déchets, majoritairement non dégradables, pose problème. De plus, il arrive souvent que les protections périodiques soient jetées dans les toilettes, celles-ci se retrouvent donc, où ça ? Dans les océans… Alors si on peut éviter de trop polluer notre planète autant essayer non !?

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/la-coupe-menstruelle-17474
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016
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