L’annonce de la grossesse : qui, quand, comment…?

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 14/11/2016

Un jour de retard, puis 2… une semaine… Vous n’osez pas y croire… Est-ce que finalement ça aurait « marché » ? Et si c’était juste un retard et rien d ‘autre ? Allez, encore 1 jour puis « je fais le test ». Vous sortez de la pharmacie avec votre petit sachet bien serré contre vous. Arrivée à la maison vous relisez la notice 10 fois afin d’être sûre de ne pas vous tromper au moment clé. Confortablement installée dans la salle de bains, vous faites le test et quelques minutes après, surprise ! la fenêtre affiche le résultat que vous attendiez : POSITIF !

Tout se bouscule

Voilà qu’en quelques minutes une montagne de sentiments contradictoires, ambivalents, nouveaux… vous tombent dessus. Vous ressentez à la fois une immense joie tout de suite accompagnée d’une pluie de questionnements, d’inquiétudes, d’angoisses : « est-ce bien réel, vais-je y arriver, qui dois-je prévenir, quelles démarches faire en premier, où déménager, comment cela va-t-il se passer…. »

Il est important de respirer un grand coup et d’essayer de hiérarchiser les priorités. Il semble logique et essentiel que le futur papa soit informé. S’il n’était pas derrière la porte de la salle de bains à attendre le résultat, il vous faudra trouver le moyen de le prévenir de la façon la plus agréable pour vous deux. Libre à vous de faire preuve de créativité en imaginant une annonce : classique (un coup de fil), mystérieuse (une charade), laborieuse (une chasse au trésor), romantique (dîner aux chandelles) etc.…  Une fois le conjoint au courant, ce sont généralement les parents qui suivent. Pour eux, devenir grands-parents représente sûrement une étape majeure de la vie et cette annonce pourra leur faire très plaisir. Viennent ensuite les amis, les collègues. Parfois l’annonce peut être plus délicate quand il s’agit d’en informer l’employeur, le patron, le boss… La loi n’oblige pas la future maman à informer son employeur de sa grossesse avant le 1er jour de son congé maternité. Cependant, plus cela est officiel rapidement, plus le départ en congé maternité (et le retour !) a des chances de bien se passer.

Ça y est, c’est officiel, et après ?

Chaque nouvelle personne à qui vous annoncez la nouvelle réagit à sa façon : félicitations, critiques,  perplexité, surprise…. Une fois les premières réactions passées, vous vous retrouvez face à de nombreuses questions, doutes, angoisses que personne ne peut comprendre. Être enceinte a beau être une bonne nouvelle, être un état finalement assez courant dans la vie humaine, cela implique forcément de découvrir de nouvelles impressions, de nouvelles pensées parfois bien étrangères et proches de la panique. Même le soutien du conjoint (indispensable !) ne suffit pas à calmer ces inquiétudes.

Quelles angoisses ?

Les transformations corporelles ne sont pas forcément bien vécues par toutes les femmes. Si certaines sont ravies de voir leur ventre s’arrondir, d’autres, au contraire, ont un sentiment d’étrangeté : ce corps qui se transforme ne leur appartient plus. Elles sont impatientes de retrouver leur silhouette initiale. A ces transformations physiques, s’ajoutent également des étapes psychologiques inévitables qui jalonnent la grossesse. Au cours du premier trimestre, l’angoisse plus ou moins explicite de la fausse couche est bien présente. En fonction du vécu de chacune, des antécédents familiaux, de la perception de la maternité, cette angoisse est plus ou moins palpable. Au cours du deuxième trimestre, la femme enceinte peut être préoccupée par les risques de malformations fœtales. A nouveau, cette crainte vient s’inscrire dans l’histoire personnelle de la future maman. Chacune fait face à cette inquiétude de façon plus ou moins sereine. Enfin, lors du troisième trimestre c’est l’angoisse de l’accouchement qui prédomine.

Et vis-à-vis du futur bébé ?

Cet être en devenir, qui est encore un inconnu, soulève des craintes et des bonheurs bien légitimes. Vous vous demandez si vous serez à même de l’aimer, de l’accueillir comme il sera et non comme vous l’imaginez. Car toutes les futures mamans imaginent un bébé, souvent idéal, qu’il faudra adapter au bébé réel quand il arrivera. C’est un processus normal. L’imaginaire doit être productif pendant la grossesse, c’est le signe que la maman se prépare physiquement, matériellement mais aussi psychiquement à accueillir le bébé. Vous vous demandez certainement aussi si vous serez en mesure de l’assumer financièrement, d’adapter votre vie actuelle à ses besoins etc.… Sur ces aspects-là l’assurance du conjoint peut être un bon support. Il est important de favoriser le dialogue pour verbaliser vos craintes afin que vous ne les ruminiez pas seule.

Vers qui se tourner ?

Si la famille et les amis sont essentiels, parfois échanger avec des personnes plus neutres, plus éloignées réconforte davantage. En effet, les proches ont souvent tendance à entendre plus qu’à écouter, ils peuvent raconter leur vécu ou celui d’une connaissance en des termes pas toujours très rassurants et agréables. Partant d’une bonne intention, celle de participer à la conversation, ils finissent par exacerber l’inquiétude et le sentiment de solitude de la femme enceinte. C’est pourquoi s’adresser à des professionnels type sage-femmeobstétricienpsychologue…, participer à des groupes de préparation à l’accouchement peut être d’un grand secours. Ces professionnels vont vous guider, vous accompagner dans l’accueil de ce futur enfant. Ils vous aideront à mettre en mots vos inquiétudes et à trouver les moyens de vous rassurer. N’hésitez pas à les solliciter !

 

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/lannonce-de-la-grossesse-qui-quand-comment-6013
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 14/11/2016
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