Le cancer du col de l’utérus

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

On appelle HPV ou Papillomavirus Humain des groupes de petits virus à ADN qui touchent en général la peau ou les muqueuses.

Qu’est-ce que le papillomavirus ?

Les infections muqueuses à papillomavirus font partie des infections sexuellement transmissibles. Elles sont extrêmement fréquentes, notamment chez les très jeunes filles. Huit femmes sur dix entrent en contact avec ce virus au cours de leur vie sexuelle. Pour la plupart d’entre elles (6/8), ces virus disparaissent peu à peu naturellement grâce à l’action de leur système immunitaire.

Cependant, dans certains cas, ils peuvent rester à l’intérieur des cellules pendant plusieurs mois et un jour créer des lésions qui risquent ensuite de se transformer en cancer du col de l’utérus.

Le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.

Ces lésions sont détectées chez le gynécologue à l’occasion d’un frottis.

Un traitement est alors possible.

Aujourd’hui, il existe un vaccin contre le papillomavirus

Ce vaccin ne s’attaque qu’à quelques-unes des formes du virus (2 ou 4 sur la 20aine de types existants) mais il s’agit des formes les plus dangereuses.

Il est prescrit et effectué par un médecin.

Il consiste en 2 injections avant 14 ans, et en 3 injections après 14 ans. Pour le vaccin Gardasil, les injections se font au Jour 0 puis à 6 mois (avant 14 ans) OU au Jour 0, puis à 1 mois puis à 6 mois (après 14 ans). Pour le vaccin Servarix, les injections se font au Jour 0 puis à 6 mois (avant 14 ans) OU au Jour 0, puis à 2 mois puis à 6 mois (après 14 ans). Chacune des doses coûte 111,62 euros pour le premier vaccin, 123,44 euros pour le second.

Ce vaccin est pris en charge par la Sécurité Sociale à 65%.

Il s’adresse à toutes les jeunes filles âgées de 11 ans (qui ont l’autorisation de leurs parents) à 19 ans (avec rattrapage jusqu’à 23 ans).

Partant du principe que la grande majorité des femmes rencontre le virus pendant leur vie sexuelle, le vaccin n’est plus préconisé ensuite.

Le vaccin effectué, il n’exclut pas par la suite le maintien d’une surveillance médicale régulière (frottis et test HPV) par le gynécologue. Mais il permettrait un allongement du délai entre les frottis de 2 à 5 ans.

D’après des études récentes, il semblerait que ce vaccin permette de réduire de 70% l’apparition des cancers du col de l’utérus.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le dépliant  « Je rentre au collège », qui vous dit tout sur la vaccination en général dès l’entrée au collège, et la brochure « Les 5 bonnes raisons de se faire vacciner », sur la vaccination contre le HPV en particulier.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/le-cancer-du-col-de-luterus-5947
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
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