L’endométriose

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016

Des règles très douloureuses, des rapports sexuels difficiles… ces signes durent et ne s’apaisent pas. Et si c’était l’endométriose ? L’endométriose touche une femme sur dix dans le monde. Pourtant, cette maladie reste encore méconnue et les patientes mettent souvent des années à obtenir ce diagnostic.

L’endométriose c’est quoi ?

L’endométriose est une maladie gynécologique qui ne concerne que les femmes. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus.

L’endomètre (c’est le petit nom de la muqueuse utérine), c’est finalement un peu comme le lichen ou la mousse dans la forêt. Ça peut pousser partout, et rapidement. Ça peut être très utile dans l’utérus, mais quand ça prolifère à côté, il devient compliqué de s’en débarrasser.

D’où vient-elle ?

Chez certaines femmes, lors des règles, une partie du sang et des cellules de l’utérus remontent dans les organes environnants au lieu de s’évacuer naturellement par le vagin. Les bouts d’endomètre (qu’on appelle « nodules ») se fixent dans des zones où ils ne devraient pas, comme les trompes de Fallope, les ovaires, le vagin, mais aussi sur la vessie et les intestins. Ils ont la particularité de réagir aux fluctuations hormonales tout comme l’endomètre. Ce qui signifie qu’ils se mettent à saigner lors des règles.

Les causes précises de cette maladie restent incertaines, de nombreuses études en recherchent encore l’origine.

Quels sont les symptômes ?

La caractéristique des nodules (les bouts d’utérus implantés au mauvais endroit) est qu’ils saignent au moment des règles et que ces saignements se font à l’intérieur du ventre. Les femmes ont des douleurs de règles intenses qui les obligent généralement à rester chez elles, clouées au lit, avec des antidouleurs très forts pour les soulager.

En dehors de la période des règles, les femmes peuvent également souffrir lors des rapports sexuels (dyspareunie) ou encore au moment d’aller aux toilettes si la vessie et/ou le rectum sont touchés.

Elles peuvent avoir des soucis intestinaux, et sont souvent très fatiguées.

Certaines endométrioses provoquent une infertilité (quand les nodules recouvrent les ovaires par exemple). C’est d’ailleurs parfois la raison pour laquelle les femmes consultent.

Une endométriose peut être diagnostiquée tardivement car on peut penser à tort, que les douleurs des règles ou pendant les rapports sexuels sont « normales ».

Qui faut-il consulter, quels examens réaliser ?

Si le diagnostic d’endométriose est posé, le spécialiste dans ce domaine sera le gynécologue.

L’examen clinique par toucher vaginal est complété par une échographie permettant de dépister les lésions. Dans certains cas, d’autres procédés d’imagerie comme la résonance magnétique (IRM) peuvent aider à identifier les foyers d’endométriose.

Cependant, la méthode la plus fiable pour le diagnostic de l’endométriose est l’examen direct de la cavité abdominale à l’aide d’un endoscope (c’est une mini caméra qu’on passe à l’intérieur de l’abdomen.)

Quels sont les traitements de l’endométriose ?

Une solution magique pour éliminer ce fichu lichen ? Pas encore, mais on dispose de traitements symptomatiques pour prendre en charge les douleurs. Les antidouleurs et les anti-inflammatoires sont dans ce cas indispensables.

Lorsqu’une patiente découvre son endométriose, on lui propose le plus souvent un traitement hormonal destiné à provoquer une aménorrhée (absence de règles), réduisant ainsi les symptômes. Néanmoins, si ce traitement masque la douleur, il n’empêche pas la progression des lésions. Un suivi médical régulier est indispensable !

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les nodules. L’intervention se fait le plus souvent par cœlioscopie, c’est-à-dire que l’on insère une petite caméra dans le ventre et que l’on opère à l’aide d’instruments miniatures.

Le problème de l’endométriose est que c’est une affection chronique qui risque de récidiver. C’est pourquoi, à l’issue du traitement chirurgical, le traitement hormonal est prescrit en complément.

Pour les femmes atteintes, vivre avec l’endométriose, c’est supporter au quotidien une maladie douloureuse mais invisible, parfois très handicapante et trop souvent mal comprise par les autres.

Heureusement, de nombreux spécialistes se sont penchés sur cette pathologie et des associations soutenant les femmes atteintes d’endométriose existent. On peut trouver toutes les informations nécessaires ici : www.endofrance.org.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/lendometriose-18948
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016
Une équipe d’adultes aux compétences professionnelles complémentaires, habitués à répondre aux questions santé des jeunes. Nous avons tous l’expérience de l’écoute téléphonique sur le numéro vert Fil Santé Jeunes (0 800 235 236). Notre équipe est composée de professionnels de santé (médecins et psychologues) et chaque texte publié est validé par un comité de rédaction composé de plusieurs membres de l’équipe. Elle comporte aussi des professionnels du net. Notre accompagnement est totalement gratuit. Ce service est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans
Santé publique France - Fil santé jeunes
Le contenu proposé vous a-t-il été utile ?