Les générations Sida

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

« Ça existe encore le SIDA, y a pas un traitement ? Les trithérapies, c’est quoi ? Si on en meure plus, alors pourquoi je me protégerais ? La capote ça sert à quoi ? »

En 2014 est-on toujours bien informé sur les risques et les conséquences des rapports sexuels sans préservatifs ? Pas sûr… Petit bilan de ce que, vous, les ados semblez savoir sur le Sida.

Le Sida est toujours là

De 1981 à 1995 ce sont les « années noires » du Sida. Impossible de passer à coté des nombreuses campagnes de prévention faisant écho au cataclysme de la découverte de ce virus et de ses morts. De grands acteurs (Mathieu Kassovitz et Valeria Bruni Tedeschi) ainsi que des réalisateurs (Toni Marshall et Cédric Klapisch) se sont prêtés à l’exercice de courts-métrages de sensibilisation lors de la campagne 3000 scénarios contre un virus : « Avant…mais après » et « Poisson rouge ». Ils font passer le message qu’il n’y a qu’un moyen pour éviter ce serial-killer qu’est le VIH : le préservatif !

En 2014 en France, malgré des messages de prévention moins présents, quand on a entre 13 à 25 ans on est encore bien informés des risques de transmission du VIH et de la manière de s’en protéger. C’est d’ailleurs pour cela qu’à partir des années 2000 plus de 87% des hommes (contre 8% avant 1995) et 77% des femmes (contre 14% avant 1995) ont eu recours à un préservatif lors de leur premier rapport sexuel ! Mais le préservatif est rapidement délaissé lors des rapports suivants…

« Quand on a confiance plus besoin de se protéger ! »

Avoir confiance en soi et en l’autre c’est essentiel dans une relation amoureuse, sensuelle et sexuelle épanouissante. Cependant, comment acquiert-on cette confiance ?

Mis à part des pouvoirs de super-héros, impossible de savoir si tu es ou non séropositif sans passer un test de dépistage ! En effet, le Sida est une maladie sournoise, qui peut rester dans l’organisme parfois pendant des années sans symptômes. Par ailleurs, le VIH ne se transmet pas que lors des relations sexuelles non ou mal protégées mais également parfois de la mère à l’enfant, lors de transfusions sanguines… Alors avant de penser à enlever la capote il est indispensable de se faire dépister.

Vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser le préservatif mais paradoxalement vous avez moins confiance en lui : 25 % d’entre vous croient possible la transmission du VIH malgré l’utilisation de celui-ci. Rappelons-le, le préservatif reste le seul moyen efficace pour te protéger du VIH mais aussi d’autres IST : Hépatite B, Syphilis, Chlamydiae, Blennorragie…

La contamination continue

Chaque année de nouveaux cas de contamination sont détectés. Personne n’est donc à l’abri du virus du Sida, pas plus aujourd’hui qu’hier. On a autant de risques de rencontrer un partenaire contaminé aujourd’hui que les jeunes nés dans les années 80. Chaque année entre 700 jeunes âgés de 13 et 25 ans découvrent qu’ils sont séropositifs. Ce chiffre depuis 10 ans n’augmente pas mais ne diminue pas non plus. Cela signifie que mieux informés des risques de transmission et des moyens de se protéger on continue de s’exposer à ces risques.

« Ce n’est plus mortel ! »

La maladie est souvent banalisée et aujourd’hui on la perçoit davantage comme une maladie chronique avec laquelle on peut vivre. C’est vrai on peut vivre avec le virus. Mais pour cela, il faut être au courant que l’on est porteur du VIH, prendre un traitement parfois lourd, fatigant, contraignant, avec des effets secondaires, avoir des habitudes de vie adaptées… Quoi qu’il en soit, le sida reste une maladie mortelle dont on ne guérit pas.

Être ado et séropo

Quand on apprend qu’on est séropositif on peut avoir l’impression que l’on n’aura plus (ou pas) de sexualité. Mais la vie continue. On peut mettre sa vie sexuelle entre parenthèses, avoir des périodes actives ou moins actives… S’interroger sur ce qu’on souhaite faire ou pas, dire ou pas… Mais le préservatif reste ton meilleur allié pour vivre une sexualité épanouie.

Il est important que tu puisses être à l’aise avec ton ou ta partenaire… Lui en parler peut te permettre d’établir une réelle relation de confiance. Ce n’est pas un sujet évident à aborder surtout si c’est un « coup d’un soir ». Mais « coup d’un soir » peut devenir « longue histoire »… Et quoi qu’il arrive, encore une fois protège-toi !

Tu peux être confronté à des moqueries, des préjugés, de la bêtise. La réaction la plus primaire, quand on ne comprend pas quelque chose, c’est de la rejeter parce qu’elle fait peur. Plus les informations seront précises (sur ton virus, ton traitement, les moyens de te protéger…) plus tu pourras contrer ces réactions de rejet.

Avant d’en parler avec ton partenaire tu peux aussi en parler avec des professionnels qui peuvent t’aider, ou contacter des associations qui permettent de rencontrer d’autres personnes séropositives pour échanger et trouver du soutien.

Appelle nous au 0800 235 236 (anonyme et gratuit depuis un fixe, de 9h à 23h) pour en parler.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/les-generations-sida-16834
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
Une équipe d’adultes aux compétences professionnelles complémentaires, habitués à répondre aux questions santé des jeunes. Nous avons tous l’expérience de l’écoute téléphonique sur le numéro vert Fil Santé Jeunes (0 800 235 236). Notre équipe est composée de professionnels de santé (médecins et psychologues) et chaque texte publié est validé par un comité de rédaction composé de plusieurs membres de l’équipe. Elle comporte aussi des professionnels du net. Notre accompagnement est totalement gratuit. Ce service est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans
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