Les pertes blanches

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016

La culotte de Julie, 10 ans questionne le shorty de Sarah, 16 ans : « BEUUUUUUUUUURK !!! Mais c’est quoi ça ?! Les taches blanches sur ton tissu. T’es malade ? » Le shorty, pousse un soupir rassurant : « Mais non, tout va bien ! Ce sont les pertes blanches de Sarah ! ». Mesdemoiselles (et Messieurs les curieux), petit guide du fond de nos culottes  

Qu’est-ce que c’est ?

Les pertes blanches, ou leucorrhées, intriguent. Lorsqu’elles apparaissent, on se demande si c’est normal. Lorsqu’on commence à imaginer partager son intimité, on aurait tendance à avoir honte. Mais toutes les culottes et autres tissus qui protègent l’entre-jambe des femmes vous le diront : « les pertes blanches : c’est NATUREL ! » Elles sont produites par le vagin.

Quand et pourquoi ?

La culotte rose d’Anaé, 11 ans, s’impatiente : « mais j’en n’ai pas encore moi ! C’est pour quand ??? » Pas de panique pour les culottes pressées ! Les sécrétions vaginales surviennent généralement quelques mois avant les premières règles. Une fois apparues, elles accompagneront normalement jeunes filles, jeunes femmes et femmes tout au long de leur vie. Elles peuvent être plus abondantes au milieu du cycle, avant les règles et pendant la grossesse.

Cette production corporelle naturelle est là pour humidifier le vagin et le protéger des infections. Les pertes blanches ne sont pas là que pour colorer les tissus, mais aussi (et surtout !) pour préserver l’équilibre de la flore vaginale – c’est-à-dire l’intérieur du vagin.

A quoi ça ressemble ?

Dans la famille Taches, chacune est toute unique : telle perte est plutôt blanche, une autre est plutôt jaunâtre (elle jaunit sous l’action de l’oxygène), celle-là reste discrète alors que sa voisine se montre abondante… Comme vous l’aurez compris, les pertes sont spécifiques à chacune, tant en terme de couleur que d’odeur, d’abondance que de texture.

Attention, on a souvent tendance à confondre les pertes blanches avec la « mouille ». C’est la guerre entre le gang des blancs d’œuf cru (la mouille ou « cyprine » pour les scientifiques) et la bande des blancs d’œuf cuit (les pertes blanches). Ces deux clans refusent qu’on les confonde, bien qu’ils se mélangent parfois !

Peut-être bizarres, mais pas sales !

Les pertes blanches aiment surprendre. Parfois même elles inquiètent ! Pourtant, une fois amadouées, culottes et leucorrhées deviennent de très bonnes copines ! Ne tentez donc pas de les faire disparaître : c’est impossible. Si elles sont trop abondantes, faites-les rencontrer les protège-slips : partenaires privilégiés pour diminuer les sensations d’humidité.

Petit instant prévention…

Si vous êtes particulièrement gênées, il ne faut pas hésiter à en parler avec un médecin ou un gynécologue. On oublie immédiatement l’idée de se laver trop souvent ou à l’intérieur du vagin : cela perturbera l’équilibre fragile de la flore vaginale. Privilégiez les savons intimes au pH neutre ainsi que le port de sous-vêtements en coton qui évite les irritations et les odeurs récalcitrantes.

Mesdemoiselles les culottes : restez attentives ! En cas de changement soudain, alertez vos propriétaires. Une modification d’odeur ou d’aspect (gluantes, grumeleuses, mousseuses…) associée à d’autres symptômes (démangeaisons, brûlures, douleurs dans le bas du ventre ou pendant l’acte), peut signifier la présence d’une petite infection . Or, les culottes ne partagent pas : direction le professionnel de santé pour en parler !

Culottes, shortys, tangas, strings… Mesdames et messieurs… On prend soin de son intimité et on respecte son corps. Laissez les pertes blanches s’exprimer : elles parlent de votre santé !

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/les-pertes-blanches-5690
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016
Une équipe d’adultes aux compétences professionnelles complémentaires, habitués à répondre aux questions santé des jeunes. Nous avons tous l’expérience de l’écoute téléphonique sur le numéro vert Fil Santé Jeunes (0 800 235 236). Notre équipe est composée de professionnels de santé (médecins et psychologues) et chaque texte publié est validé par un comité de rédaction composé de plusieurs membres de l’équipe. Elle comporte aussi des professionnels du net. Notre accompagnement est totalement gratuit. Ce service est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans
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