Les psychotropes

Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016

Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neuromédiateurs (ou neurotransmetteurs), dont les plus connus sont : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones.

Qu'est-ce qu'un médicament psychotrope ?

Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neuromédiateurs (ou neurotransmetteurs), dont les plus connus sont : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones.

On observe une perturbation de ces neuromédiateurs dans certains troubles, comme les troubles dépressifs, les troubles bipolaires, les troubles anxieux ou les troubles schizophréniquesLes médicaments psychotropes agissent sur les effets des neuromédiateurs. Ils sont utilisés pour lutter contre les troubles psychiques. Ils ont aussi des effets autres psychiques, ce qui explique certains de leurs effets indésirables.

Qui est concerné ? 

Il y aurait en France 3,8 millions de consommateurs réguliers de médicaments psychotropes et 8,9 Millions de consommateurs occasionnels.

En 2010, 18% des 18-75 ans déclarent avoir pris au moins un médicament psychotrope au cours des 12 derniers mois (10 % ont consommé un anxiolytique au cours de l’année, 6 % un hypnotique, 6 % un antidépresseur, 0,7% un régulateur de l’humeur et 0,9% un neuroleptique), en hausse de 3 points par rapport à 2005. L’usage est nettement plus important chez les femmes (23 % contre 13 % chez les hommes) et augmente fortement avec l’âge chez ces dernières, progressant de 11% dans la classe d’âge 18-25 ans à 33 % dans celle des 64-74 ans pour régresser ensuite. Chez les hommes, il atteint un pic à 18 % chez les 45-54 ans, pour stagner ensuite aux alentours de 14 % (Source OFDT ).

Les bénéfices attendus d'un médicament psychotrope

L’objectif d'un traitement par médicament psychotrope n’est pas de normaliser la pensée ou de modifier la personnalité.  L’objectif premier est de soulager la souffrance de la personne (et de ses proches), de diminuer les troubles psychiques, afin d'avoir la meilleure vie possible.

Les médicaments ne résument pas le traitement

Le médecin, psychiatre ou généraliste, après avoir identifié les symptômes d'un trouble psychique, peut prescrire, si besoin, un traitement par psychotrope. Il propose un accompagnement psychologique et médical pendant la durée du traitement (évaluation des effets bénéfiques et surveillance des effets indésirables). Mais le traitement des troubles psychiques fait appel à de multiples moyens : contacts réguliers avec des soignantspsychothérapieaccompagnement socialentraide mutuelle, etc. Les médicaments ne sont qu’une partie du traitement qui peut aider la personne dans son parcours de rétablissement, en soulageant les symptômes qui la submergent. 

Un dialogue ouvert avec les soignants est un élément essentiel pour la prise en compte des besoins et des difficultés des patients.

Quels sont les médicaments psychotropes ?

On distingue cinq grands groupes de médicaments psychotropes :

Des médicaments dits correcteurs  sont parfois utilisés avec certains psychotropes, dans le but de corriger certains de leurs effets indésirables.

Le vrai nom du médicament

La dénomination commune internationale (DCI) est le vrai nom du médicament, différent du nom de marque sous lequel il est commercialisé. La DCI est déterminée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En général, certaines syllabes indiquent la famille du médicament : en les lisant, les professionnels de santé du monde entier ont alors une idée des propriétés de la substance. Par exemple, tous les médicaments dont la DCI se termine par –pride, –péridone ou –péridol sont des neuroleptiques. Tous les médicaments dont la DCI se termine par -oxétine ont, entre autres, une action sur la sérotonine analogue à celle la fluoxétine.

Où lire la DCI

La DCI est indiquée dans le paragraphe « composition », sur la boîte ou dans la notice du médicament, et en principe depuis le 1er janvier 2015 sur l’ordonnance. Parfois, en particulier quand il s’agit d’un médicament générique, la DCI est intégrée dans le nom commercial figurant en gros sur la boîte.

Utiliser la DCI

Utiliser la DCI permet d’éviter des confusions, telles que la prise du même médicament sous deux noms commerciaux différents. Elle permet de mieux communiquer avec les soignants. Et elle est très utile en voyage, car les noms de marque changent, mais la DCI est la même dans tous les pays. Par exemple, en France, le nom commercial de l’halopéridol est Haldol°, mais dans d’autres pays européens, il est commercialisé sous les noms Aloperidin®, Dozic®, Haloper® ou Serenace®. La paroxétine a été commercialisée en France sous le nom Deroxat®, mais  de Seroxat® en Belgique, Paroxalon® en Allemagne ou Motivan® en Espagne.

Rédaction

Psycom, août 2016.

À retrouver sur http://www.psycom.org/Espace-Presse/Sante-mentale-de-A-a-Z/Psychotropes
Information proposée et validée par Psycom Publiée le 27/10/2016
Organisme public d’information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
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