L’herpès génital

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

L’herpès génital est une infection virale sexuellement transmissible et récidivante. C’est à dire qu’elle peut ressurgir plusieurs fois chez la même personne. C’est une IST provoquée par un virus : l’Herpès Simplex Virus (HSV). Les crises herpétiques peuvent être à l’origine de douleurs et d’inconfort importants.

Les femmes sont plus touchées que les hommes par cette maladie, qui est très fréquente.

Les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels et celles dont le système immunitaire est affaibli ont plus de risque d’être infectées par le virus de l’herpès génital.

Deux types de virus peuvent être à l’origine de l’herpès :

  • Le type 1 (HSV1) : responsable des infections herpétiques de la partie supérieure du corps et en particulier de la lèvre supérieure. Herpès labial ou « bouton de fièvre »
  • le type 2 (HSV2) : à l’origine des infections de la partie basse du corps, en particulier « l’herpès génital »

Quels sont les signes ? Où se manifestent-ils dans le corps ? Après combien de temps ?

Les symptômes de l’herpès génital sont souvent très douloureux au niveau du site de l’infection (sexe, fesses, cuisses, anus…). Cela commence par des démangeaisons, des brûlures, des picotements, parfois accompagnés de fièvre, de fatigue, des maux de tête et de ventre, de douleurs en urinant.

  • Chez la femme :

Une rougeur apparaît au niveau de la vulve, suivie de petites cloques (vésicules) groupées en «bouquet ». Ces cloques chargées de virus vont se rompre et provoquer de petites plaies à vif, parfois très douloureuses. La cicatrisation n’intervient qu’au bout de 2 à 3 semaines. Ces symptômes peuvent être accompagnés de pertes vaginales.

Chez certaines femmes, l’herpès peut être localisé dans le vagin et même sur le col de l’utérus, ce qui rend le diagnostic difficile, car les signes ne sont pas visibles à l’œil nu.

  • Chez l’homme :

Les symptômes sont souvent moins douloureux et moins longs à passer. Les zones touchées se situent en général sur le pénis et/ou le prépuce, l’urètre ou l’anus avec des démangeaisons et une sensation de brûlure.

Quelques jours après apparaissent de petites vésicules qui éclatent et laissent place à des petites plaies et puis des croûtes. Les ganglions de l’aine sont gonflés et douloureux.

Les symptômes apparaissent au bout de quelques jours jusqu’à 3 semaines.

Comment se transmet-elle ?

Le virus de l’herpès génital se transmet par contact. Cette transmission a lieu lors d’un rapport sexuel, avec ou sans pénétration, mais aussi lors des pratiques bucco-génitales.

Toutefois, de plus en plus d’infections génitales dues à HSV1 sont observées (10 à 30% des cas). Le risque de transmission est plus important en période de crise, c’est-à-dire, lorsque la personne porteuse a des symptômes, comme l’apparition des boutons sur le sexe, la douleur, les brûlures, etc. Mais le risque existe entre les crises puisque certaines personnes infectées peuvent excréter du virus en l’absence de symptômes. Pendant ces périodes de production du virus, la personne est contagieuse sans présenter de signes visibles. Ces périodes semblent rares mais elles peuvent néanmoins suffire à contaminer un partenaire.

Comment la dépister ?

Il existe deux méthodes :

  • Une prise de sang
  • Un prélèvement au niveau des lésions

Quel traitement ? Quelles précautions prendre ?

Il n’existe pas de traitements pour guérir l’herpès mais seulement pour en atténuer les symptômes. Pris suffisamment tôt, ils empêchent le virus de se multiplier en réduisant la douleur, l’intensité et la durée des crises. Ils soulagent les symptômes, réduisent la fréquence et la durée des récidives et diminuent le risque de transmission.

La durée de traitement (comprimés ou crèmes) varie. Si la fréquence des poussées nuit à la qualité de vie, un traitement de plusieurs mois peut être prescrit.

Précautions :

  • Utiliser un préservatif, car il peut y avoir des risques de contamination en dehors des crises.
  • Consulter un médecin dès l’apparition des symptômes, afin de débuter rapidement un traitement
  • Garder les parties atteintes parfaitement propres en les lavant à l’eau et au savon.
  • Éviter de se toucher les yeux et d’humecter ses lentilles avec la salive.
  • Éviter les relations sexuelles même protégées, si les lésions ne sont pas couvertes par le préservatif.
  • Éviter de partager ses serviettes et gants de toilette avec son entourage.
  • Éviter le contact avec des nouveau-nés, les femmes enceintes, des personnes atteintes d’eczéma ou dont les défenses immunitaires sont affaiblies.
  • Essayer de réduire le stress et les tensions qui peuvent affaiblir les défenses immunitaires.

Quels sont les risques en l’absence de traitement ?

Les crises peuvent être plus fréquentes et plus fortes. Le risques peuvent parfois être graves, notamment si les yeux sont contaminés (risque de cécité) ou lors d’un accouchement, avec des conséquences graves pour le nouveau-né (encéphalite herpétique).

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/lherpes-genital-12736
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
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