Lymphome non hodgkinien : points clés - Lymphome non hodgkinien

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 26/01/2015

L’information pour les patients et leurs proches sur le lymphome non hodgkinien : points clés et questions-réponses…
Un lymphome non hodgkinien est un cancer qui se développe à partir de cellules du système lymphatique, les lymphocytes. Il s’agit d’un type de globules blancs impliqués dans les réactions de défense de l’organisme.

Qu’est-ce qu’un lymphome non hodgkinien ?

Un lymphome non hodgkinien est un cancer qui se développe à partir de cellules du système lymphatique, les lymphocytes. Il s’agit d’un type de globules blancs impliqués dans les réactions de défense de l’organisme.

Un lymphome non hodgkinien apparaît le plus souvent dans un groupe de ganglions lymphatiques (lymphome ganglionnaire) ou, plus rarement, dans un autre organe comme l’estomac, l’intestin, la peau ou le cerveau (lymphome extra-ganglionnaire). Il peut se propager, par le système lymphatique ou le système sanguin, à n’importe quel tissu ou organe.

Avec plus de 11 600 nouveaux cas estimés en France en 2011, les lymphomes non hodgkiniens se situent au 5ème rang des cancers les plus fréquents. Ils touchent un peu plus souvent les hommes (54 %) et s’observent à tout âge, y compris chez l’enfant et l’adolescent, mais avec une fréquence accrue après 60-65 ans.

Les lymphomes non hodgkiniens constituent un groupe de nombreuses maladies qui diffèrent par l’apparence de leurs cellules quand elles sont examinées au microscope, leur mode de développement et leur impact sur l’organisme. Les LNH sont définis par le type de cellules impliquées (lymphocytes B ou lymphocytes T), la vitesse d’évolution de la tumeur (le grade) et l’extension du lymphome dans le corps (le stade). En fonction du grade, on distingue notamment deux groupes de lymphomes non hodgkiniens : les lymphomes indolents qui ont une évolution lente et les lymphomes agressifs qui évoluent rapidement.

Du diagnostic à la proposition de traitement

Le diagnostic des lymphomes non hodgkiniens comprend un examen clinique et des analyses de sang. Il est établi par l’examen anatomopathologique d’un ganglion prélevé sur le patient. Un scanner est réalisé au niveau du cou, du thorax, de l’abdomen et du pelvis pour déterminer le nombre et la taille des ganglions atteints. Un examen de la moelle osseuse est souvent nécessaire. Des examens complémentaires peuvent être prescrits dans certains cas (examen du liquide céphalorachidien, autres examens d’imagerie, etc.).

Les résultats de ces examens permettent de vous proposer un traitement adapté à votre situation, selon le type de lymphome, son grade, son stade, votre état général et les éventuelles contre-indications aux traitements. Lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire, plusieurs médecins de spécialités différentes se réunissent pour discuter des meilleurs traitements possibles dans votre cas. Ils se basent pour cela sur des recommandations de bonne pratique. Ils peuvent également vous proposer de participer à un essai clinique.

Les traitements

Vous êtes pris en charge par une équipe spécialisée dans un établissement autorisé à traiter les cancers. Cette équipe travaille en lien régulier avec votre médecin traitant. Selon votre situation, plusieurs professionnels peuvent être impliqués : hématologue, oncologue médical et radiothérapeute, pathologiste, infirmier, psychologue, assistante sociale, etc.

La prise en charge des lymphomes non hodgkiniens repose principalement sur la chimiothérapie. Ce traitement utilise une association de médicaments anticancéreux qui agissent dans l’ensemble du corps sur les cellules cancéreuses. La chimiothérapie est souvent associée à un traitement par anticorps monoclonaux. On parle dans ce cas d’immunochimiothérapie. C’est actuellement le traitement de référence des lymphomes non hodgkiniens ganglionnaires.

Selon les situations, le traitement peut faire appel à une radiothérapie ou à une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Dans certains cas de lymphome indolent, une abstention thérapeutique peut être proposée.

Les effets indésirables diffèrent en fonction des traitements. Ils vous sont expliqués par le médecin qui vous suit et qui s’assure de leur prise en charge.

Une stérilité, transitoire ou définitive, peut survenir chez les hommes à l’issue de certaines chimiothérapies. Avant leur mise en route, il est donc indispensable de discuter avec l’équipe médicale des possibilités de conservation de sperme. Les possibilités de conservation d’ovocytes ou d’embryons peuvent être envisagées pour les femmes traitées par radiothérapie du pelvis.

D’autres soins et soutiens complémentaires peuvent être mis en œuvre pour faire face aux éventuelles conséquences de la maladie et de ses traitements : fatigue, douleur, besoin de soutien psychologique, problèmes sociaux, etc. Ces soins, appelés soins de support, sont assurés par différents professionnels (psychologue, assistante sociale, etc.) qui exercent, selon les cas, au sein d’un établissement de santé, en hospitalisation à domicile, en consultation de ville, dans le cadre d’un réseau de santé, d’une association de patients, etc.

Le suivi

Après les traitements, un suivi régulier et prolongé doit être mis en place sur plusieurs années. Il repose sur des consultations médicales, des bilans sanguins et des scanners. Le calendrier et la durée de ce suivi sont adaptés au cas par cas par l’équipe spécialisée ayant réalisé le traitement, en lien avec le médecin traitant.

Comprendre les lymphomes non hodgkiniens

 
Date de publication septembre 2011
À retrouver sur http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Lymphome-non-hodgkinien
Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 26/01/2015
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
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