On n’est pas pareil (que les filles) !

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016

« Sans contrefaçon, je suis un garçon… ! » chantait, au milieu des années 80, cette femme à l’allure androgyne. A n’y plus rien comprendre !!! Enfin bref, on n’est pas obligé de chanter avec elle. Par contre, on peut en parler un peu.

Enfant, on ne se pose pas beaucoup de questions à ce sujet : on est un garçon ou on est une fille. C’est simple : les garçons ont les cheveux plutôt courts et jouent au foot à la récré ; les filles s’habillent en rose, jouent à la corde à sauter et sont souvent embêtées par les garçons, qui leur tirent les cheveux qu’elles ont longs. Oui, enfin c’est simple quand on plaisante, mais quand on rentre au collège, ça devient sérieux et plus compliqué.

 

A l’adolescence, tout change, et vous êtes bien placés pour le savoir ! Il n’est en effet pas rare, voire même tout à fait normal de se demander ce que c’est finalement qu’être un garçon. A un âge où le corps change beaucoup, où la personnalité s’affirme, où les sentiments éprouvés vis à vis de son entourage sont ambivalents, on peut se sentir un peu perdu. « C’est quoi, être un garçon ? » : cette question résonne différemment et peut même être quelque peu perturbante.

Être un adolescent, ce n’est pas être un homme, mais ce n’est pas non plus être un enfant ! Et être un garçon à l’adolescence ?

En fait, ces questionnements… si on ne les a pas véritablement dans la tête, on peut les avoir dans certaines attitudes ou comportements qu’on adopte. Par exemple, avoir un look androgyne, c’est peut-être se donner un peu de temps pour répondre : « enfant, je savais ce que ça voulait dire d’être un garçon, mais maintenant non ». D’autres sont violents, insultent les filles … Ils ont peut-être aussi des difficultés à être des adolescents de sexe masculin, alors ils ont besoin de montrer qu’ils sont des caricatures d’homme viril, c’est à dire qu’ils exagèrent tout pour que ce soit plus clair aux yeux des autres (et aux leurs)…

En tout cas, cela montre bien une chose, c’est que si les filles sont différentes des garçons, tous les garçons sont très différents aussi. Être un garçon à l’adolescence aurait donc bien un sens, mais pas un sens unique !

Être un garçon, on peut l’affirmer donc, mais ce n’est pas pour cela que c’est plus clair pour autant. Se poser cette question à l’adolescence, c’est déjà se demander, au fond, ce que c’est qu’être un homme par rapport à une femme, mais aussi ce que c’est un homme en soi.

C’est quoi « être un homme » ? Quel homme vais-je devenir ? Des questions difficiles, parfois déstabilisantes, angoissantes, posées dans une période de la vie pleine de changements et de questionnements.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/on-nest-pas-pareil-que-les-filles-5159
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 08/11/2016
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