Permanence hospitalière

Information proposée et validée par Ikambere - Accueil et accompagnement des femmes vivant avec le VIH Publiée le 27/10/2016

La prise en charge médicale des migrants est une des préoccupations du corps médical. En effet, cette population est confrontée à la barrière de la langue et a une compréhension différente de la maladie et des soins. Tout cela complique la prise en charge médicale et peut se traduire par le non-respect des rendez-vous, la mauvaise prise des traitements, etc.

Pour faire face à ces difficultés, les services de maladies infectieuses et tropicales font appel aux médiatrices de santé d’IKAMBERE dont la présence les aide à améliorer l’accueil et la prise en charge de cette population. Les permanences hospitalières ont lieu une fois par semaine dans des hôpitaux de Paris et d’Ile-de-France. Elles se déroulent sur une demi-journée ou une journée entière.


Le point de permanence hospitalière est à la fois un lieu de convivialité ouvert à toutes les personnes venues en consultation ou hospitalisées, et un lieu de confidence où chaque personne peut se confier en toute sérénité aux médiatrices. C’est aussi un espace d’écoute et de libre parole pour déstresser les patients de prévention des co-infections avec d’autres virus.


Lors des permanences hospitalières, les médiatrices accueillent les personnes atteintes par le VIH/Sida ou d’autres maladies chroniques, leur présence dans les services de maladies infectieuses et tropicales ou en médecine interne permet aux malades de discuter en toute confiance avec des d’autres personnes que le corps médical. Ils exposent aux médiatrices les problèmes qu’ils ont au quotidien, leur demandent des conseils.


Les médiatrices accompagnent régulièrement les malades dans leurs démarches administratives (préfecture, ACT, sécurité sociale…) ou même dans d’autres services de l’hôpital.


Les médiatrices interviennent auprès des médecins à la demande d’un patient en cas de difficulté de communication. Inversement, les médecins s’adressent aux médiatrices pour les mêmes problèmes ou pour avoir des nouvelles des patients qu’ils leur avaient orientés.


Les médiatrices d’IKAMBERE traduisent les consignes dans la langue maternelle des patients pour les médecins ou le personnel des ACT lors des entretiens d’admission (L’équipe d’Ikambere parle plus de 20 langues véhiculaires d’Afrique comme le bambara ou le swahili).


Les visites rendues en hospitalisation, en maison de repos ou à domicile permettent de soutenir les personnes visitées et de les encourager. Ces visites sont très demandées par les malades dont la plupart sont isolées. Lors de ces visites, les médiatrices leur apportent des repas aux saveurs africaines qui aident ceux qui ont difficultés pour s’alimenter et cela leur permet de mieux prendre leurs traitements.


IKAMBERE assure 13 permanences hospitalière dans 12 hôpitaux d’Île-de-France. Les médiatrices sont sollicitées ponctuellement par des médecins ou des assistantes sociales provenant d’autres hôpitaux pour accompagner des patients en difficulté, tel que ceux de l’hôpital Henri Mondor à Créteil.


Dans ces hôpitaux, les médiatrices mettent l’accent sur l’accueil et la convivialité. Elles font en sorte que les personnes qui viennent à leur point d’accueil, seules ou accompagnées par un membre du personnel soignant, puissent discuter librement du sujet qui les intéresse sans la peur d’être jugées ou culpabilisées.

Les hopitaux

  • Hôpital La Pitié Salpêtrière (Herson et Laveran) (75)
  • Hôpital Européen Georges Pompidou (75)
  • Hôpital Saint-Antoine (75)
  • Hôpital Tenon (75)
  • Hôpital Cochin (75)
  • Hôpital Louis Mourier (92)
  • Hôpital Bicêtre (94)
  • Hôpital Delafontaine (92)
  • Hôpital Beaujon (92)
  • Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (94)
  • Hôpital intercommunal de Créteil (94)
Information proposée et validée par Ikambere - Accueil et accompagnement des femmes vivant avec le VIH Publiée le 27/10/2016
IKAMBERE s’efforce d’apporter des solutions concrètes aux problèmes spécifiques que rencontrent les femmes vivant avec le VIH. IKAMBERE inscrit ainsi son action dans le plan national de lutte contre le VIH/SIDA et les IST porté par le Ministère de la Santé en trouvant sa place, parmi les structures qui assurent la prise en charge globale et lutte contre les discriminations et l’égalité devant les droits, la prévention et les soins des populations vulnérables. En effet, cette politique vise en particulier la population hautement vulnérable que constitue le groupe des femmes issues de l’immigration sub-saharienne. Le volume de la file active souligne le succès grandissant de l’action d’IKAMBERE qui résulte non seulement de la confiance données par les bénéficiaires mais aussi de son professionnalisme reconnu par les partenaires et les professionnels. 

Avec son projet d’accueil et accompagnement, IKAMBERE offre la possibilité aux femmes de sortir de l’isolement en nouant des liens sociaux à travers de nombreuses activités qui les rassemblent. Les conseils en diététique, l’activité sportive régulière ou la mise en pratique de soins esthétiques sont autant de démarches qui permettent à la femme de retrouver l’estime de soi et de développer une dynamique positive. Avec leurs paires, les femmes se détendent, s’entraident, échangent sur toutes sortes de sujet et retrouvent petit à petit le sourire avec à l’horizon l’espoir de vivre « comme avant ».

Pour cela, IKAMBERE conduit une action de prévention à leur égard afin d’écarter au maximum les risques de coinfection ou de surinfection, tout en protégeant leur entourage. Avec une meilleure connaissance de la maladie, et la compréhension du fait qu’on peut vivre avec, les femmes adhèrent aux traitements et mettent toute les chances de leur côté pour vivre normalement. De plus, la vocation sociale d’IKAMBERE la pousse à intervenir en dehors de ses murs pour porter les messages de prévention auprès de la population en général et des migrants en particulier, qu’elle oriente pour faire le dépistage.

C’est dans le même esprit qu’IKAMBERE intervient dans les hôpitaux pour accompagner les PVVIH durant leur consultation ou leur hospitalisation. Les permanences hospitalières permettent ainsi de toucher les personnes seules qui ne viennent pas dans les associations et de mettre en œuvre un partenariat thérapeutique avec les services médico-sociaux. 

Mais ces femmes désirent ardemment se prendre elles-mêmes en charge et subvenir à l’ensemble de leurs besoins. C’est pourquoi, elles sont de plus en plus nombreuses à intégrer le projet d’insertion professionnelle afin d’accéder à l’autonomie. Avec l’alphabétisation, la formation en informatique et internet, le travail sur l’image de soi et l’apprentissage des techniques de recherche d’emploi, les femmes peuvent conduire un projet professionnel. En retrouvant la confiance en soi et en prenant soin de leur image, les femmes apprennent à se présenter en entretien. Le suivi individualisé permet de leur faire comprendre les rouages du marché de l’emploi et de les accompagner jusqu’au bout de leur projet.

Il arrive aussi souvent que les femmes rencontrent de nombreuses difficultés pour se loger, ce qui handicape sérieusement leur chance de trouver du travail faute de stabilité. C’est ainsi qu’IKAMBERE a développé un projet d’Appartements Passerelles qui permet justement de maintenir temporairement les femmes dans un lieu de vie partagé où elles peuvent se reconstruire et se consacrer à leur insertion socio-professionnelle.

IKAMBERE poursuit également une action de formation et d’information afin de collaborer au mieux avec les partenaires socio-sanitaires. Dans le cadre de son réseau, il s’agit d’une part de faire intervenir des professionnels dans les locaux de l’association pour exposer aux femmes différentes question d’ordre social ou médical. D’autre part, il s’agit pour IKAMBERE de mettre à disposition de ses partenaires son expertise en matière d’accompagnement des femmes vivant avec le VIH. 

Par ailleurs, IKAMBERE ne reste pas insensible à la situation spécifique des mères séropositives qui doivent assumer de lourdes responsabilités familiales tout en évitant la transmission de la mère à l’enfant. C’est pourquoi, nous portons un projet Mère et Enfant depuis 2011, qui se consacre intégralement à leur situation. 

Enfin, IKAMBERE conduit un projet d’Education Thérapeutique du Patient qui vise à encourager l’adhérence thérapeutique aux femmes qui ont des difficultés à prendre correctement leurs médicaments.

En parallèle, IKAMBERE propose chaque jour plusieurs activités qui favorisent l’insertion sociale et le bien être des femmes :
• Atelier Nutrition & diététique,
• Atelier sport/fitness, 
• Couture & broderie

IKAMBERE propose également des moments de détente comme des sorties à la plage ou en bateaux mouches, des rencontres hommes-femmes une fois par trimestre, des dîners-débat ainsi que des réjouissances au moment de Noël et de la Fête des Femmes.
Ikambere - Accueil et accompagnement des femmes vivant avec le VIH

Le contenu proposé vous a-t-il été utile ?