Quelle est la place des tests moléculaires dans le parcours de soins et le choix du traitement ? - Biomarqueurs et tests moléculaires

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 26/02/2016

Actuellement, les tests moléculaires sont principalement réalisés pour les patients présentant un cancer avancé ou métastatique. Et cela, car les traitements associés à un biomarqueur ne sont autorisés que pour ces patients. Ils sont demandés quand le médecin envisage la prescription d’un traitement conditionné par la présence d’un biomarqueur ou  l’inclusion dans un essai clinique.

Actuellement, les tests moléculaires sont principalement réalisés pour les patients présentant un cancer avancé ou métastatique. Et cela, car les traitements associés à un biomarqueur ne sont autorisés que pour ces patients. Ils sont demandés quand le médecin envisage la prescription d’un traitement conditionné par la présence d’un biomarqueur ou  l’inclusion dans un essai clinique.

En fonction des résultats des tests moléculaires, différents traitements peuvent être proposés :

  • Si un biomarqueur est identifié dans la tumeur, la thérapie ciblée associée à celui-ci sera proposée au patient. Si une anomalie est détectée mais qu’il n’y a pas de traitement autorisé associé, un essai clinique avec une thérapie ciblant cette anomalie pourra être proposé au patient.
  • Si aucun biomarqueur donnant accès à un traitement n’est identifié, un traitement approprié à la pathologie et son stade sera proposé. Il pourra s’agir d’une thérapie ciblée pour laquelle il n’existe pas de biomarqueurs, d’un traitement d’immunothérapie spécifique ou encore d’une chimiothérapie conventionnelle. Un essai clinique testant un nouveau traitement pourra également être proposé selon les cas.

Dans le cas où le traitement ne serait pas efficace, dès sa mise en place ou suite à l’apparition de résistances, un nouveau test moléculaire pourra être réalisé. En effet, certains traitements sont maintenant disponibles en cas de résistances particulières (notamment dans les cancers du poumon présentant une mutation de résistance aux traitements anti-EGFR). Une recherche d’anomalie est donc nécessaire pour mettre en évidence le mécanisme responsable de la résistance au traitement.

Il commence maintenant à être possible de suivre l’évolution de la maladie à l’aide d’un simple prélèvement sanguin. On parle de « biopsie liquide ». On recherche alors la présence d’anomalies dans l’ADN tumoral circulant (L’ADN circulant provient de la dégradation des cellules, normales ou tumorales. Une partie de l’ADN des cellules dégradées se retrouve dans la circulation sanguine et peut être analysé grâce à de nouvelles techniques très sensibles).

Brochure d'information

Consulter également le dépliant d'information : Qu'est-ce qu'une thérapie ciblée ?

À retrouver sur http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Therapies-ciblees-et-immunotherapie-specifique/Biomarqueurs-et-tests-moleculaires/Quelle-est-la-place-des-tests-moleculaires-dans-le-parcours-de-soins-et-le-choix-du-traitement
Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 26/02/2016
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancer
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