Questions fréquentes - Regarder les cancers autrement

Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 24/04/2015

La recherche sur les cancers génère de nombreuses interrogations. Voici les réponses de nos experts aux questions les plus fréquemment posées.

La recherche sur les cancers génère de nombreuses interrogations. Voici les réponses de nos experts aux questions les plus fréquemment posées.

Même si c’est le souhait et l’objectif de chacun, il est peu réaliste d’imaginer la disparition totale du cancer. D’une part, il n’existe pas « un » cancer, mais une multitude de maladies différentes, ce qui rend utopique l’idée d’un remède unique. D’autre part, on a depuis longtemps observé que le risque de cancer était lié à l’âge. Le vieillissement de la population engendre donc naturellement une augmentation du nombre de cancers. Mais ce constat réaliste n’est pas un constat d’impuissance. Au contraire. La recherche déploie tous ses moyens pour agir, avec succès, de façon ciblée et diversifiée, sur la prévention, la détection précoce et le traitement des cancers.

Compte tenu de la diversité des cancers, il est impossible d’envisager un remède unique et donc il n’y aura jamais « un » vaccin contre « le » cancer.

En revanche, il existe déjà deux vaccins qui protègent contre des virus responsables du développement de certains cancers :

  • le vaccin contre le virus de l’hépatite B (cancers du foie) ;
  • le vaccin contre le papillomavirus humain (cancer du col de l'utérus).

Par ailleurs, les chercheurs travaillent à la mise au point d’un autre type de vaccins, les vaccins dits thérapeutiques, pour soigner des cancers déjà diagnostiqués ou éviter leur récidive : plusieurs vaccins candidats sont actuellement en phase d’essais cliniques.

Les chimiothérapies ont une telle efficacité qu’on imagine mal les voir disparaître de l’arsenal thérapeutique. Certes, leur mode d’action engendre des effets secondaires qu’on préférerait éviter. Grâce à la caractérisation moléculaire des tumeurs, on parvient déjà à réserver leur usage, pour certains types de cancer, aux patients les plus susceptibles d’en bénéficier et, ainsi, on ne soumet pas inutilement les autres à leurs effets indésirables. Par ailleurs, on voit se développer les « thérapies ciblées », a priori moins toxiques que les chimiothérapies classiques, et qui prennent une place de plus en plus importante dans l'arsenal thérapeutique.

Oui. Récemment, des avancées marquantes ont eu lieu dans plusieurs domaines. Dans le domaine de la prévention par exemple, un vaccin destiné à lutter contre le cancer du col de l'utérus, qui provoque de nombreux décès dans le monde, a été mis sur le marché. Dans le domaine des soins, on a vu apparaître des thérapies ciblées d’une efficacité inégalée pour certaines formes de leucémies, de lymphomes, de cancers du sein ou du rein. Plus généralement, les progrès en cours visent à mettre en œuvre des traitements adaptés à chaque type de cancer, ce qu’on appelle la médecine personnalisée (ou médecine de précision), avec un double objectif : augmenter l’efficacité et minimiser les effets indésirables.

Jusqu’à une période récente, il fallait compter 20 à 30 ans pour qu’une découverte en laboratoire se transforme en un nouveau traitement. Ces délais sont aujourd’hui réduits à 10/15 ans. Si elle peut encore sembler longue, cette durée recouvre des étapes qui sont indispensables :

  • validation de l’idée en laboratoire, identification d’une entité chimique active et stable ;
  • évaluation de l’efficacité et de la toxicité sur l’animal ;
  • évaluation du traitement en collaboration avec des patients pour déterminer la dose à administrer, confirmer l’efficacité et comparer, à grande échelle et sur une période longue, le nouveau traitement au traitement habituel : c'est l'étape des essais cliniques ;
  • homologation du traitement par les autorités de santé.

Ainsi, avant de proposer un nouveau traitement aux milliers de patients concernés, l’objectif est de s’assurer qu’il est efficace et bien toléré ou en tout cas que le rapport entre les bénéfices et les risques est favorable. Aujourd’hui, l’accent est mis sur l’accélération des procédures à chaque étape afin que les travaux des chercheurs trouvent, encore plus rapidement, une application concrète. L’objectif est de passer à 7/8 ans.

Non : ce n’est pas parce qu’on aide à faire progresser la recherche qu’on est un « cobaye ». Participer à un essai clinique, c’est d’abord bénéficier d’un suivi médical attentif garant d’une bonne efficacité des soins. C’est aussi avoir la possibilité de bénéficier d’un traitement innovant. Par ailleurs, à tout moment, un patient conserve sa liberté de choix : que ce soit d’entrer dans l’essai ou d’en sortir. Cette possibilité est rappelée dans le formulaire de consentement éclairé que signe tout patient avant son inclusion dans un essai.

Trois types d’acteurs interviennent pour financer la recherche sur le cancer :

  • Les acteurs publics : l’Etat, l’assurance maladie et les instances régionales sont les plus gros contributeurs ;
  • Les associations : la Ligue nationale contre le cancer et l’Association pour la recherche contre le cancer, y consacrent une part importante de leur budget annuel.
  • L’industrie pharmaceutique.
À retrouver sur http://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Regarder-les-cancers-autrement/Questions-frequentes
Information proposée et validée par Institut national du cancer Publiée le 24/04/2015
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancer
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