Santé environnementale

Information proposée et validée par Ville de Paris Publiée le 31/10/2016

Découvrez le nouveau Service parisien de santé environnementale (SPSE). Et retrouvez la charte parisienne de téléphonie mobile et la localisation des antennes.

Un plan parisien pour la santé environnementale 

Le plan « Paris Santé Environnement » vise à mieux comprendre les enjeux sanitaires liés à l’environnement de vie, et à intégrer des objectifs d’amélioration de la santé des Parisiens dans le fonctionnement de la Ville et dans ses projets urbains.

Un plan de santé environnementale inédit en France

Ce plan consiste à mieux comprendre comment les facteurs de risques liés au cadre de vie affectent la santé des parisiens et notamment celle des plus fragiles. Il s’agit pour la Ville d’agir en amont, d’apporter des facteurs de corrections et de réduire les inégalités de santé constatées.

Les priorités de ce plan

Dans le cadre de la COP 21 et de l’accueil à l’Hôtel de Ville du colloque « Changement Climatique et santé » de la société française de santé environnementale (SFSE), Paris démontre ainsi son engagement à améliorer l’environnement de vie des parisiens et à intégrer les acquis de la recherche et leurs bonnes pratiques dans les politiques publiques parisiennes.

 

  • Mettre en œuvre un urbanisme favorable à la santé et réaliser des évaluations d’impacts santé sur des projets urbains structurants de la mandature.
  • Mieux comprendre les enjeux de santé environnementale à Paris en renforçant les collaborations entre chercheurs et collectivité sur les risques environnementaux et leurs impacts santé à Paris et disposer de données opérationnelles intégrant le vécu des habitants par des diagnostics partagés locaux.
  • Prévenir et suivre les affections respiratoires chez l’enfant, particulièrement touché par les questions de qualité de l’air.
  • Développer une culture de la santé environnementale dès l’enfance en mobilisant le périscolaire.
  • Créer un pôle de santé environnementale pour soutenir les initiatives citoyennes, associatives et économiques, faire le lien avec l’expertise des services parisiens et les chercheurs.
  • Développer le service aux parisiens en matière de diagnostics d’environnement intérieur.
  • Être une ville encore plus exemplaire dans la gestion des établissements recevant du public, de la commande publique et de la restauration collective, pour éliminer de l’environnement de vie des Parisiens les produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et les perturbateurs endocriniens, tout en progressant encore dans la protection de la sante des personnels de la Ville, notamment les professions exposées.

Le Service Parisien de Santé Environnementale 

Le Service parisien de santé environnementale (SPSE) est créé à compter du 1er septembre 2016. Ce nouveau service résulte de la fusion de l’ancien bureau de la santé environnementale et de l’hygiène, ainsi que l’ensemble des structures qui lui étaient jusqu’alors rattachées (laboratoire d’hygiène de la ville de Paris – LHVP, laboratoire d’étude des particules inhalées – LEPI, Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène – SMASH, cohorte PARIS).

Ce changement de nom accompagne un renforcement de l’expertise de la Ville en matière de santé environnement, destiné à permettre la mise en œuvre du plan parisien de santé environnementale. Il s’agit de mettre en place de nouvelles méthodes et de nouveaux programmes d’analyse des polluants (notamment les perturbateurs endocriniens et les nanoparticules), mais aussi de développer de nouvelles fonctions qui ne relèvent pas directement des activités de laboratoire (évaluation d’impact sur la santé, observation de la santé, actions de sensibilisation à la santé et l’environnement…).
Le SPSE est constitué de trois laboratoires et trois départements.

 

  • Le laboratoire des polluants chimiques traite toutes les questions relatives aux polluants chimiques dans les différents milieux : air extérieur (à l’exception de la surveillance des niveaux de fond de la pollution atmosphérique, confiée à AIRPARIF) et intérieur, sols, matériaux, aliments.
  • Le laboratoire microorganismes et allergènes traite toutes les questions relatives aux contaminants biologiques microscopiques (bactéries, y compris les légionelloses, virus, parasites, moisissures, endotoxines bactériennes, pollens, là aussi dans différents milieux dont l’air intérieur.
  • Le laboratoire amiantes, fibres, particules est en charge de la recherche, de l’identification et de la quantification des fibres naturelles (notamment l’amiante) et artificielles et de particules non fibreuses, y compris nanoparticules dans l’environnement (air, matériaux) ainsi que des biomarqueurs de ces éléments dans les prélèvements biologiques.
  • Le Département faune et action de salubrité répond aux demandes de conseil, d’expertise et d’intervention concernant les risques sanitaires liés à la faune, en particulier les rongeurs et les insectes. Il assure également certaines interventions de désinfection et de décontamination.
  • Le Département des affaires scientifiques transversales assure la coordination des dossiers nécessitant l’intervention de plusieurs laboratoires ou départements, et organise les travaux en lien avec ces derniers. Ceci concerne les demandes de conseil en environnement intérieur, le pilotage ou la réalisation d’études d’évaluation d’impact sur la santé, l’évaluation des risques liés aux situations de sols pollués, la recherche, la participation à des actions de formation, d’information et de communication, l’observation de la santé environnementale et les systèmes d’information.
  • Le Département support assure les fonctions communes d’accueil, secrétariat, , logistique, qualité et métrologie, prélèvements et stérilisation.



Le service parisien de santé environnementale (SPSE) travaille principalement pour la collectivité parisienne et il ne peut être saisi que par les directions de la Ville ou dans le cadre de contrats ou de conventions passées par la Ville de Paris avec d’autres collectivités ou organismes.

Les Parisiens peuvent toutefois faire appel directement au SPSE dans deux domaines et sous certaines conditions :

 

  • Le Département faune et action de salubrité intervient gratuitement ou à tarifs réduits au profit d’associations œuvrant dans le domaine de la lutte contre l’exclusion et de Parisiens en situation de précarité. Pour ces derniers, la demande doit être accompagnée d’un justificatif de prise en charge par le CASVP ou d’une attestation établie par un travailleur social justifiant l’impossibilité de faire appel au secteur privé (pour une désinsectisation en présence de punaises de lit par exemple)
  • Les demandes de conseil en environnement intérieur sont réalisées gratuitement au profit des parisiens sur prescription d’un médecin spécialiste (allergologue, pédiatre ou pneumologue).

Téléchargements



Contact du service parisien de santé environnementale

SPSE, 11 rue George Eastman, 75013 Paris.

Tel : 01 44 97 87 87

Signalement des rongeurs sur la voie publique
Pour tout signalement de rongeurs sur la voie publique, utilisez l’application mobile gratuite DansMaRue depuis votre smartphone pour transmettre directement les anomalies que vous constatez et vos proposition de végétalisation depuis les rues ou les parcs de Paris, sur smarphones Android ou IOS.

Vous pouvez également utiliser la version webapp de cette application en suivant ce lien.


En fonction du type et de la géolocalisation de l’anomalie, le service le plus proche de celle-ci recevra l’information et pourra programmer l’intervention la plus adaptée.
 

Asthme, allergie et environnement

La fréquence des maladies allergiques a considérablement augmenté dans le monde au cours des 30 dernières années et particulièrement dans les pays industrialisés.

En France, l'asthme concerne 10% de la population ; la rhinite allergique 13% et l'eczéma 25%. L'implication des facteurs génétiques dans l'apparition des symptômes allergiques est connue de longue date, mais il est peu probable que ce soit un changement génétique survenu dans l'espèce humaine qui puisse expliquer cette augmentation brutale des maladies allergiques. On peut supposer que des modifications récentes de notre environnement exercent leurs effets sur des individus présentant des variations ou des combinaisons génétiques jusqu'à présent silencieuses en l'absence d'exposition à des facteurs environnementaux (allergènes, polluants atmosphériques...). La connaissance des mécanismes favorisant le développement des allergies souligne l'importance de la prévention environnementale.

 

Le saviez-vous ?

Le département a lancé avec l’Université Paris Descartes une étude sur une cohorte de près de 4 000 nouveau-nés recrutés dans cinq maternités, suivis pendant huit ans afin d’évaluer la relation entre leur santé respiratoire, les allergies et leur mode et cadre de vie, en particulier les caractéristiques des milieux où ils vivent. Cette cohorte constitue un véritable observatoire de l’histoire des premières années de vie de jeunes parisiens et les résultats de l’étude devraient permettre la mise en place de stratégies préventives. 
En savoir plus

Le Bulletin sur les risques allergo-polliniques : deux fois par semaine, Airparif publie un bulletin sur les risques allergo-poliniques.

Téléphonie mobile

La charte parisienne de téléphonie mobile

Signée entre la ville de Paris et les quatre opérateurs, la charte définit les niveaux d'exposition aux ondes.

Bien que la Ville de Paris n’ait que des compétences limitées en la matière, elle considère qu’il est de son rôle d’assurer à tous les Parisiens une information claire et transparente sur le déploiement des antennes relais, et de concilier les préoccupations des Parisiens et le développement des nouvelles technologies.

Cela avait conduit la Ville de Paris et les trois opérateurs historiques à signer le 20 mars 2003 la première charte, améliorée par la deuxième charte du 4 janvier 2006. Cette dernière, renouvelée en ses mêmes termes à plusieurs reprises a été signée par le 4e opérateur (Free Mobile) le 6 mai 2010.

Ces dernières années, le développement de la téléphonie mobile (qui apporte des services utiles voire indispensables aux usagers et contribue de manière significative au développement économique global), l’apparition des smartphones et leurs applications via internet a entraîne le doublement annuel du trafic sur les réseaux mobiles.

Aujourd’hui, le déploiement des réseaux 4G est un projet majeur d’aménagement dans l’objectif de faire de Paris une capitale du numérique, où chacun pourra accéder au très haut débit mobile avec une qualité de service optimale.

L’implantation de nouvelles antennes relais ou la modification d’antennes existantes, le déploiement des antennes du 4e opérateur et de la 4G doivent faire l’objet d’une gestion concertée avec des critères de transparence et d’information. A cette fin, dans un esprit de responsabilité et face à l'incertitude scientifique, la Ville de Paris agit au-delà de ses compétences et limite l'exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile à un niveau aussi bas que possible tout en maintenant la couverture et la qualité de service à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments.

Conformément aux préconisations de la conférence parisienne « Ondes, santé, société » présentées le 18 juin 2009 et au vœu adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris le 12 juillet 2011, la renégociation de cette charte parisienne de téléphonie mobile s’est faite avec pour objectifs la définition de niveaux de champ maximal d’exposition le plus bas possible tout en maintenant la qualité de service. Pour ce faire, les résultats des mesures régulièrement effectuées depuis 8 ans ont été analysés sans oublier les avancées proposées par le Comité Opérationnel issu de la table ronde sur les radiofréquences et le contexte national très évolutif.

Au terme d'un nouvel accord avec les quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free mobile) une charte plus exigeante encore a été signée le 13 décembre 2012.

 

Les précautions à prendre pour limiter l’exposition aux ondes

Les ondes émises directement par les téléphones portables produisent un réchauffement des tissus au niveau de l’oreille et du crâne, il est donc nécessaire de prendre des précautions, particulièrement chez les jeunes dont la croissance n’est pas achevée.

 

 

Localisation des antennes de téléphonie

A partir des données fournies par les 4 opérateurs et son Système d’Informations Géographiques (SIG), la Ville de Paris a réalisé une synthèse cartographique des sites macro cellulaires existants. La charte prévoit la mise à jour des cartes le 30 avril de chaque année.

Carte des antennes relais en service au 1er mai 2016 :

Pour voir la carte en plein écran, cliquez ici.



Mesures de champs électromagnétiques dans les crèches et les écoles publiques

Pour voir la carte en plein écran, cliquez ici.




 

Projets d’installation de sites de radiotéléphonie

Les fiches de synthèse des dossiers d’information, transmis par les opérateurs à la Ville pour tout nouveau projet ou modification d’installation sont consultables ci-dessous.

Le dossier d’information mairie (DIM) peut vous être transmis par demande à l’adresse suivante : 

DEVE-fichetelmobile@paris.fr

 

Demander une mesure de champ électromagnétique à mon domicile

Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a mis en place un nouveau dispositif depuis le 1er janvier 2014 pour la surveillance et la mesure des ondes électromagnétiques sur le territoire, visant à renforcer la transparence et l’indépendance du financement des mesures d’exposition aux ondes électromagnétiques.

La mesure

La mesure est gratuite et dure environ 1 heure 30, en présence du demandeur. Les résultats et conclusions sont transmis par le bureau de contrôle en charge de la mesure, au demandeur, au propriétaire des lieux s’il est différent, à l’ANFR, à l’ANSES et à la Ville de Paris.

L’analyse du rapport de mesure permettra à la Ville de vérifier l’exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile (si la mesure a été réalisée dans un lieu de vie fermé) par rapport aux niveaux de champ maximal fixés par la charte.

En cas de dépassement d’un niveau de champ maximal, la Ville de Paris alerte le (ou les) opérateur(s) contributeurs de ce dépassement du niveau de champ maximal d’exposition. Le (ou les) opérateur(s) réalise(nt) des modifications d’ingénierie sur leurs installations afin d’abaisser le niveau de champ chez le demandeur. Une mesure de contrôle est effectuée chez le demandeur afin de vérifier que le niveau de champ est rendu conforme à la charte.

 

Si vous habitez à Paris



Que vous soyez locataire ou propriétaire, si vous souhaitez faire procéder à la mesure des champs électromagnétiques dans votre domicile, vous pouvez faire une demande en ligne simplifiée en renseignant le formulaire ci-dessous au format pdf.

Attention : Il est recommandé de télécharger le pdf et de l’ouvrir avec Acrobat, plutôt que dans votre navigateur. Remplissez le questionnaire, cliquez sur « Envoyer le formulaire » en haut à droite du document et suivez les instructions.

Votre demande sera transmise automatiquement à la Ville de Paris, qui la fera suivre à l’Agence Nationale des Fréquences. Un bureau de contrôle accrédité COFRAC (Comité français d’accréditation) et missionné par l’Agence nationale des fréquences prendra directement contact avec vous pour fixer la date de la mesure (du lundi au vendredi, en journée).

 

Dans tous les autres cas



Remplir le formulaire Cerfa 15003*01 de demande de mesure des champs électromagnétiques. Pour les mesures sur le territoire parisien, vous pouvez transmettre ce formulaire à: Mairie de Paris — Agence d’écologie urbaine, pôle téléphonie mobile — 103, avenue de France — 75013 Paris (cocher "collectivité territoriale" au chapitre V du formulaire).


Si vous n’avez pas de possibilité d’imprimer le formulaire, des exemplaires sont à votre disposition dans les mairies d’arrondissement.

Rapport d'activité du bureau de la santé environnementale 2015

À retrouver sur http://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/environnement-et-espaces-verts/agir-pour-l-environnement/sante-environnementale-2082
Information proposée et validée par Ville de Paris Publiée le 31/10/2016

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