Se préparer à l’arrivée de son enfant

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 14/11/2016

Le soutien des proches
On est tous les enfants de nos parents ; en revanche on n’est pas d’emblée « parent » (un père ou une mère), on le devient. C’est donc au départ une expérience totalement inconnue, qui peut faire peur – d’où la nécessité de se sentir soutenu-e par ses proches. Le soutien du conjoint-e compte, mais les conseils de la famille ainsi que l’oreille attentive de l’entourage amical sont importants.
 

Par sa présence, le compagnon peut rassurer. Il ne lui est pas toujours possible d’expliquer les sensations et les émotions que ressent la future mère, mais il peut les écouter, et simplement être là. L’expérience et les conseils pratiques de sa propre mère peuvent aider une future mère à se sentir davantage en confiance.

De même le futur père angoissé à l’idée d’accueillir un petit être fragile, qu’il ne connaît pas, peut se tourner vers son père ou un ami pour en discuter et se rassurer.

Passer du couple (conjugal) à un couple de parents demande une certaine préparation matérielle et psychologique.

Se préparer matériellement

Pas toujours évident de transformer le bureau, dans lequel on a entassé depuis plusieurs années moult papiers, en chambre d’enfant. En fonction de la surface dont on dispose, préparer un endroit spacieux où le bébé pourra grandir sereinement n’est pas chose facile. Mais l’important est qu’il puisse avoir une place bien à lui où il se sentira en sécurité. Lui trouver une place physique (en dehors du ventre de la maman bien sûr) c’est lui accorder une place dans notre vie, dans notre tête. Les bébés sont des êtres qui ont des besoins bien différents de ceux des adultes ; c’est pourquoi le témoignage, les conseils des proches mais aussi des professionnels de santé qui nous suivent sont essentiels.

Se préparer matériellement est important certes, mais s’accompagne également d’une très importante préparation psychologique. L’un va avec l’autre.

Se préparer psychologiquement

La grossesse est une période durant laquelle psychologiquement une femme est plus fragile : que l’enfant soit attendu (désiré) ou pas, s’opèrent chez elle ce que l’on appelle des remaniements psychiques ; c’est à dire que elle est en proie à des sensations, des émotions, des pensées qu’elle ne contrôle pas et qu’elle ne comprend pas toujours ; ces ressentis sont souvent liés aux relations qu’elle a entretenues avec ses propres parents. En effet inconsciemment, ces relations ont un impact sur le regard qu’elle porte sur le futur bébé.

Une femme enceinte est alors susceptible de se sentir plus sensible, les modifications de son corps (le ventre s’arrondit, la prise de poids) peuvent faire naître de nouvelles interrogations. La sexualité en fait partie. Le temps de la grossesse est souvent l’occasion de penser, d’imaginer une nouvelle sexualité avec son partenaire. L’un n’empêche pas l’autre mais c’est vrai que le vécu peut être différent. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son conjoint et avec les interlocuteurs du suivi de grossesse.

Autrefois avant l’existence de la contraception, on ne pouvait pas vraiment « contrôler » une grossesse. Les enfants, qu’ils aient été désirés ou pas arrivaient naturellement, et les parents étaient peut-être moins en proie à toutes ces inquiétudes par rapport au devenir de leur bébé. Aujourd’hui, l’arrivée d’un enfant est souvent le fruit d’un projet commun partagé. Dans ce cas, devenir parents semble plus aisé.

Cependant, une grossesse peut ne pas être désirée. Il est alors plus difficile de se projeter en tant parents. C’est pourquoi s’y préparer physiquement peut être aidant.

Prendre conscience de son corps, accepter les changements, c’est aussi se préparer psychologiquement : petit à petit l’enfant occupe une place dans le corps de la mère qui, en retour, lui en laisse. Cette place dans le ventre est véritablement représentative de la place psychologique que la mère va accorder à son bébé. En effet chez certaines femmes peut survenir un déni de grossesse (c’est-à-dire qu’elles refusent inconsciemment d’être enceintes, elles ont l’impression de ne pas l’être) et on s’aperçoit que malgré l’existence réelle du fœtus dans l’utérus de la mère, le ventre reste quasiment plat et aucun symptôme représentatif d’une grossesse n’apparaît.

Et après

Devenir mère, devenir père c’est tout un apprentissage, une véritable découverte qui se fait progressivement jour après jour. Après l’accouchement, des professionnels (tels que des pédiatres, des puéricultrices, des psychologues) assurent par exemple en PMI (Protection Maternelle Infantile) le suivi physique et psychologique du bébé, participent à son éveil et donnent des conseils pour répondre aux besoins du bébé. Mais c’est véritablement avec son enfant qu’on apprend à être parent.

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/se-preparer-a-larrivee-de-son-enfant-6010
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 14/11/2016
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