Transmission du Sida : vrais risques et idées fausses

Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016

Le VIH est présent dans toutes les sécrétions corporelles. Seuls 5 liquides biologiques peuvent contenir suffisamment de virus pour permettre une transmission : le sang (y compris celui des règles), le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales, le lait maternel.

La transmission est le résultat du contact entre une sécrétion infectée et une de ces muqueuses : la muqueuse rectale (anus et rectum), les muqueuses vaginale et buccale, et le gland. Les muqueuses sont des zones corporelles perméables aux virus. S’il y a des lésions au niveau de ces muqueuses, la porte d’entrée est encore plus ouverte et le risque de transmission augmente.

4 pratiques sont reconnues à risque de transmission

  • La pénétration anale, vaginale, et plus secondairement, buccale. Le risque commence dés le début de la pénétration. Le liquide pré-séminal est contaminant et le risque est donc présent bien avant l’éjaculation.
  • Une piqûre volontaire (consommateur de drogue) ou accidentelle (professionnels de santé) avec une seringue qui vient de servir à une injection ou à un prélèvement sanguin.
  • La transmission de la mère à l’enfant lors de l’accouchement
  • La transmission de la mère à l’enfant pendant l’allaitement (la muqueuse buccale du nourrisson est moins résistante que celle de l’adulte, et le temps passé à téter est important).

 

Les pratiques ou situations suivantes qui ne constituent pas un risque

  • Le baiser : quelle que soit la situation, il n’y a aucun risque de transmission du VIH en embrassant quelqu’un puisque la salive ne transmet pas le VIH. La bouche n’est pas une porte d’entrée du virus, sauf en cas de lésions buccales.
  • La seringue qui traîne par terre dans un lieu public : la piqûre accidentelle avec une seringue ne constitue pas un risque de transmission pour le VIH, mais oui pour l’hépatite B et le tétanos (il existe des vaccins pour ces deux maladies).
  • Les contacts sexuels sans pénétration (contact bouche-sexe féminin, bouche-anus, frottements des sexes) – sauf en cas de lésions buccales.
  • De simples blessures (sans l’intermédiaire d’une seringue). Il faudrait en effet un contact prolongé entre deux plaies fraîches ouvertes et sanglantes, avec un virus capable de progresser à contre-courant puisque le sang sort sous pression.
  • Le contact d’une sécrétion sexuelle infectée avec la peau n’est pas un risque car la peau est une barrière infranchissable pour le virus.
  • Les caresses : pas de risques dans la masturbation réciproque. Toutefois, il est déconseillé d’utiliser les sécrétions sexuelles du ou de la partenaire pour se masturber ou pour lubrifier les zones à pénétrer.
  • Les sex toys en solitaire
  • Les WC publiques

Les pratiques ou situations suivantes qui constituent un risque potentiel

  • Très rares cas de transmission par cunnilingus. Mais cette pratique est un vecteur pour d’autres IST.
  • Très rares cas de transmission par anulingus, sauf s’il est pratiqué après une pénétration anale ayant provoqué des lésions anales. En revanche, l’anulingus peut présenter un risque pour d’autres maladies, notamment la syphilis, la blennorragie, l’hépatite A et divers microbes intestinaux.
  • Possibles cas de transmission par fellation, surtout lorsqu’on la fait, et rare lorsqu’on la reçoit. C’est aussi un vecteur pour d’autres IST.
  • Partager un sex toy à deux ou à plusieurs présente un risque : il faut le couvrir d’un préservatif que l’on changera à chaque changement de partenaire.

Dans tous les cas, la présence de sperme et de sang peuvent augmenter les risques de transmissions.

La durée de vie du virus à l’air libre est limitée.

A ce jour, le préservatif reste le seul moyen de se prémunir du virus du Sida. Protégez-vous !

À retrouver sur http://www.filsantejeunes.com/transmission-du-sida-vrais-risques-et-idees-fausses-5625
Information proposée et validée par Santé publique France - Fil santé jeunes Publiée le 07/11/2016
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