Je vais être grand-parent pour la première fois ! Dois-je faire certains vaccins ?
06/05/2025 3 mins de lecture
Devenir grand-parent pour la première fois peut signifier que l’on va s’occuper de nouveau d’un bébé ou être en contact rapproché avec lui. Papi et Mamie doivent-ils mettre à jour leurs vaccins ? Voire en faire de nouveaux ? C’est une question que se posent parfois les futurs grands-parents en prévision de l’arrivée d’un petit-enfant, à la fois pour le protéger mais aussi pour se protéger soi-mêmes des infections qui pourraient être transmises par un jeune enfant, en particulier lorsqu’on souffre d’une maladie chronique.
La naissance du premier petit-enfant est une excellente opportunité de faire le point sur ses vaccins et d’envisager ceux qui pourront permettre de profiter plus sereinement de sa famille agrandie.
Être à jour de ses vaccins de base
Grand-parent ou pas, à tout âge il est indispensable d’être à jour des vaccins concernant trois infections potentiellement dangereuses :
- la diphtérie ;
- le tétanos ;
- la poliomyélite.
Le vaccin dTP nous protège de ces infections. Un rappel doit être fait systématiquement à 45, 65, 75, 85 voire 95 ans.
Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, d’autres vaccins sont également recommandés :
- le vaccin contre la grippe saisonnière, une injection à renouveler chaque année, dont le coût est pris en charge par l’Assurance maladie ;
- le vaccin contre le Covid-19, une injection par an et une dose supplémentaire au printemps pour les personnes âgées de 80 ans et plus, le vaccin est gratuit;
- le vaccin contre le zona (qui est dû au réveil du virus de la varicelle, resté dormant dans le corps), à faire une fois entre 65 et 74 ans;
- le vaccin contre le virus respiratoire syncitial (VRS, responsable de la bronchiolite du nourrisson) à faire une fois à partir de 75 ans (65 ans pour les personnes qui souffrent de maladies chroniques respiratoires ou cardiaques susceptibles de s’aggraver lors d’une infection à VRS). Les vaccins Abrysvo, Arexvy ou mRESVIA peuvent être utilisés, sans préférence entre les 3 vaccins sous réserve de leur disponibilité. Les recommandations pour les personnes âgées de 65 ans et plus seront effectives dès lors que ces vaccins seront pris en charge par l'assurance maladie dans le cadre du droit commun.
Se vacciner pour protéger le nourrisson
Les vaccinations obligatoires des nourrissons ne commencent à pleinement les protéger que vers l’âge de 6 mois, après les premiers rappels. Pendant ses tout premiers mois, le bébé est protégé par les anticorps maternels transmis à travers le placenta, transmis dans l’utérus puis, le cas échéant, par l’allaitement maternel. Il est également protégé, bien sûr, par les mesures d’hygiène générale. [lien rubrique gestes barrières]
Son entourage peut améliorer sa protection en se faisant vacciner contre certaines infections, créant ainsi un cocon protecteur. C’est ce qui est visé lorsque la femme enceinte est vaccinée contre le VRS, la coqueluche ou le Covid-19, par exemple. Mais les grands-parents peuvent eux aussi participer à la mise en place du cocon, en particulier en se faisant vacciner contre la coqueluche, quelques semaines avant la date prévue de la naissance.
Se vacciner pour se protéger des infections lorsqu’on est fragile
Certains grands-parents souffrent de maladies chroniques qui les rendent plus fragiles vis-à-vis de certaines infections. C’est le cas, par exemple, des personnes atteintes de maladie :
- respiratoires (asthme sévère sous traitement continu, bronchopneumopathie chronique obstructive – BPCO, emphysème)
- cardiaques ;
- rénales ;
- hépatiques ;
- de diabète non équilibré par un régime alimentaire ;
- d’immunodépression en lien avec une maladie (VIH/sida, absence de rate, déficit immunitaire congénital, etc.) ou un traitement (anticancéreux, antirejet de greffe, traitement d’une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique, etc.).
Ces personnes fragiles nécessitent de se faire vacciner contre trois infections potentiellement graves chez elles, et qui peuvent être transmises par les petits enfants :
- le VRS et la grippe (voir ci-dessus) ;
- les pneumonies, méningites et septicémies dues à des bactéries appelées pneumocoques. Le risque d’infection grave à pneumocoques augmente avec l’âge, en particulier à partir de 70 ans. Ces infections sont particulièrement dangereuses chez les personnes âgées qui souffrent des facteurs de fragilité listés précédemment.
Pour prévenir les infections à pneumocoques, les recommandations sont désormais d’injecter une dose unique du vaccin PREVENAR 20 à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. Son coût est pris en charge par l’Assurance maladie.
Ces infections sont particulièrement dangereuses chez les personnes âgées qui souffrent des facteurs de fragilité listés précédemment. Pour prévenir les infections à pneumocoques, les recommandations sont désormais d’injecter une dose unique du vaccin PREVENAR 20. Son coût est pris en charge par l’Assurance maladie chez l’adulte.
En conclusion, toute occasion est bonne pour optimiser son immunité et vérifier que l’on est à jour de ses vaccins. Devenir grand-parent pour la première fois en est une, qui permet également d’envisager les mesures de protection à prendre pour les années à venir. Quelques semaines avant la naissance, parlez-en à votre médecin qui vous aidera, en fonction de votre âge et de votre état de santé, à établir une stratégie vaccinale personnalisée.